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Publié par Trickster

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Certains commentateurs des articles commis par les enfants de Still apportent parfois des corrections, toujours utiles, et parfois aussi des précisions tout à fait intéressantes. C'est le cas pour ce commentaire de la note précédente :

De l'article 75 et du flou qui entoure son interprétation" C'est parce qu'il me semble mériter la place d'un article, pour avoir d'avantage de chances d'être lu, que j'ai choisi de le reproduire ci dessous.

Pour la plupart d'entre nous ostéopathes du quotidien qui passons l'essentiel de notre temps avec les patients qui nous font confiance,  notre spécialité ne nous a pas amené à nous former aux subtilités du droit et de la matière juridique.

Certains d'entre nous l'ont fait avec courage mais ça n'est tout de même pas notre métier et nous ne pouvons faire de choix dans la gestion de notre profession, qui n'est même pas née bien qu'en ayant tous les aspects extérieurs, sans prendre le conseil de professionnels qualifiés.

Les progrès que nous avons pu faire depuis trente ans dans la progression de l'ostéopathie, outre la passion que nous avons mis dans sa pratique, nous les devons en bonne partie au soutien des meilleurs spécialistes du droit qui nous ont permis de nous frayer un chemin dans la jungle du droit et de la politique.

La bonne volonté ne suffit pas même si elle est essentielle. Voilà une raison supplémentaire d'union autour d'avis compétents.

 

 

Merci pour ce commentaire, Alain.

Je voudrai ajouter mon grain de sel et rectifier une erreur que nombre de personnes commettent tout comme le ROF dans son texte.

Voici le texte du ROF :
** « Cette abrogation peut se justifier également par la nécessité de contrôler la démographie de notre profession, non par un numerus clausus impossible à mettre en place sans Ordre » **

Le problème du numerus clausus n'est ABSOLUMENT pas lié à un Ordre - et cela il faut que tout le monde le sache.

Le numerus clausus chez les kinés - comme chez tous les professionnels de santé - n'est pas lié à un ordre, puisque les ordres paramédicaux ont tous un numerus clausus alors que la création des ordres est relativement récente.

Qu’est-ce qu’un « numerus clausus ? » Ce terme désigne le nombre fixe d'étudiants admis dans certains cursus chaque année, principalement dans les professions de santé (médecin, pharmacien, dentiste, sage-femme, infirmière, kiné...), qui sont réglementées. En France, il a été mis en place par Simone Veil en 1971, la mise en place de cette loi a provoqué des manifestations étudiantes
(1)

Le numerus clausus est donc lié aux professions de santé réglementées.

Or, les ostéopathes ne sont pas des professionnels de santé et pour avoir une limitation de la démographie galopante et une limitation du nombre d’écoles, il n’y a qu’une SEULE solution : que les
ostéopathes deviennent des professionnels de santé !

Je vais oser une conclusion : pour soutenir la PDL Debré, les dirigeants actuels qui n’ont pas participé à l’élaboration des décrets de 2007, ont oublié – volontairement ou non, "What is the question ?" – cet aspect des choses : la PDL Debré ne permettait pas cette limitation de la démographie – Et j’ai le regret de dire que le ROF en cette matière doit réviser sa copie !

Note 1. Voir l’article de Wikipédia : Numerus clausus dans l'admission aux études médicales françaises à l’adresse
http://fr.wikipedia.org/wiki/Numerus_clausus_dans_l%27admission_aux_%C3%A9tudes_m%C3%A9dicales_fran%C3%A7aises.

 

Ces précisions sont apportées par Jean Louis Boutin. Merci

 

AA

 


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Grégory Landurier 10/03/2012 22:51

En effet comme le souligne Jean-Louis, une vrai réflexion doit se faire sur: Ostéopathe Professionnel de santé ou pas ?

L'article 75 ne permet pas une régulation numérique de la profession en l'état. En effet, le législateur n'a jamais voulu réguler notre profession, tout juste contrôler l'innocuité de notre
pratique. La PdL de Debré a l'avantage d'ouvrir une réflexion sur un modèle différent, la mise en place d'une AAI. Avoir refusé toute négociation en refusant en bloc a été une terrible erreur,
cette proposition est une bonne base à améliorer. Nous n'obtiendrons jamais de régulation numérique sans modification de l'article 75, deux possibilités pour nous.

Soit on y reste attaché, mais on accepte une régulation par la loi des marchés. Le risque est lourd, car le temps ne profitera pas aux écoles historiques qui ont investi dans le temps plein, mais
profitera aux groupes d'investissements qui peuvent perdre quelques milliers d'euros pendant des années.

Soit nous restons ouvert à une modification profonde de notre statut, avec à la clef une possible intégration dans le CSP. La possibilité donnée par une AAI de réguler la profession ne doit pas
être écartée et reste une des meilleures piste de réflexion actuellement.

Je reste attaché à l'article 75, mais encore plus à la survie de notre profession qui ne pourra se faire que si la qualité de formation et de pratique persiste.

Notre vision de l'ostéopathie ne doit pas se faire à court terme, mais sur moyen et long terme.

Bien à vous,

Greg