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Publié par Trickster

 

 

Comme il fallait s'y attendre, l'OMS est en passe d'être lavée de tout soupçon de collusion avec les laboratoires pharmaceutiques comme les suites de la fameuse campagne H1N1 semblaient l'avoir montré pourtant comme hautement probable.

Pour que l'OMS soit à nouveau écoutée, il vaudrait mieux qu'elle soit innocente ou apparaisse comme telle. Les 193 états membres qui ont tout de même besoin d'elle, ne pouvaient guère faire autrement que de la dédouaner ainsi que le révèle l'article ci-dessous, extrait d'Actus Univadis. Mais les dits états membres ne semblent plus vraiment décidés à financer cette entreprise pour la santé mondiale. Alors de "généreux donateurs" pourraient bien se proposer de compenser cette défaillance, telles les multinationales pharmaceutiques, par exemple, comme le redoutent certaines ONG.

Ces ONG ne verraient-elles décidément que le mal ?

La future pandémie est-elle déjà en chantier ? Après le péril jaune, la peur des rouges, pourquoi pas la terreur de la rougeole qui a le vent en poupe en ce moment ? Ça nous changerait un peu des sigles. 

Les marques automobiles sont nombreuses à être revenues vers nom plutôt qu'un groupe de lettres plus ou moins chiffré.

Les services ultra secrets de prospectives pharmaceutiques devraient en tout cas se pencher sur la question. Qu'est-ce qui ferait le plus peur,  H5N1 ou peste aviaire ? C'est un vrai travail designer de vaccin.

Ces élucubrations étant faites, les deux articles qui suivent sont tout de même un bon départ pour une fiction à venir.

 

AA


 Virus H1N1 : l'OMS blanchie des soupçons de conflits d'intérêts Les Echos - 20 mai 2011

Un rapport d'experts adopté vendredi par les 193 Etats membres de l'OMS blanchit l'organisation des soupçons de collusion avec l'industrie évoqués lors de sa gestion de la grippe H1N1. Le texte, qui souligne toutefois "quelques carences", émet une quinzaine de recommandations pour une meilleure préparation face à d'éventuelles pandémies. Selon le comité, l'OMS s'est "à de nombreux égards bien acquittée de sa tâche pendant la pandémie, mais s'est heurtée à des difficultés systémiques et a montré quelques carences". Il critique ainsi "l'absence de procédures suffisamment solides, systématiques et transparentes pour révéler, reconnaître et gérer les conflits d'intérêts parmi les experts consultés". Concernant l'avenir, les experts considèrent que "le monde est mal préparé pour faire face à une grave pandémie de grippe ou à toute autre urgence de santé publique mondiale prolongée et constituant une menace". Ses recommandations prévoient notamment que la "préparation à l'échelle mondiale" soit "améliorée par la recherche, le renforcement des systèmes de prestation de soins de santé, le développement économique dans les pays à revenu faible et intermédiaire et l'amélioration de l'état de santé général".

 

Le projet de réforme de l'OMS inquiète les ONG

L'ouverture de la 64e assemblée annuelle de l'OMS a été l'occasion pour Margaret Chan, sa directrice générale, de donner le coup d'envoi de "la réforme la plus vaste jamais entreprise au sein de l'organisation depuis sa création en 1948". Pourtant, la démarche lancée inquiète, note Le Monde. Certains observateurs et plusieurs ONG craignent que la réforme proposée ne soit le début d'une privatisation rampante de l'agence onusienne. "La question est de savoir si au lieu d'une agence de santé publique multilatérale, l'OMS ne va pas devenir une agence privée au service des intérêts d'une poignée de donateurs", résume le Colombien German Velasquez, ancien directeur du département sur l'innovation et la propriété intellectuelle de l'OMS. Depuis quelques mois, le débat fait rage en effet autour du financement de l'organisation et de sa capacité à conserver son rôle de leader en matière de santé publique mondiale. Aujourd'hui, les contributions fixes des Etats membres ne représentent plus que 20 % du budget de l'OMS contre 80 % pour les contributions volontaires. Surtout, dans un contexte marqué par les contraintes budgétaires, de nombreux gouvernements ont décidé de réduire encore leur enveloppe. Désireuse de préserver son budget, Margaret Chan préconise d'"accroître le nombre de bailleurs de fonds en faisant appel aux Etats membres à économie émergente, à des fondations ainsi qu'aux secteurs privé et commercial, sans pour autant compromettre l'indépendance de l'OMS ". Un appel qui pourrait marquer "une influence croissante des pouvoirs économiques sur les priorités de santé dans le monde", selon certaines ONG.

 


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