Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Trickster

Paramédicaux praticiens, de nouvelles professions de santé à créer ( Actus Univadis )

La création de nouveaux métiers de santé, prônée par le rapport Hénart remis à Xavier Bertrand mercredi, devra respecter plusieurs "principes incontournables" : une construction "rigoureuse", partant des professions paramédicales actuelles, "répondant à un besoin", et correspondant à des "responsabilités identifiées", et ce, "dans une dynamique de complémentarité et non de concurrence entre les métiers", détaille Egora.fr. Les paramédicaux pourraient ainsi accéder à de nouvelles fonctions grâce à une formation complémentaire de niveau Bac+5, tout en exerçant sous le contrôle du médecin. Les domaines du premier recours, du vieillissement ou encore des maladies chroniques, où les effectifs sont insuffisants et les besoins de la population augmentent, seraient concernés en premier lieu. Le ministre de la Santé a indiqué vouloir mettre en place des programmes nationaux d'expérimentation "rapidement, c'est-à-dire pas dans un an", note Impact Santé.

Ce nouvel article confirme le précédent en apportant son lot de nouvelles précautions de langages. 

Principes incontournables, construction "rigoureuse", répondant à un besoin, responsabilités identifiées, dynamique de complémentarité et non de concurrence. 

Autant de précisions qui signalent par avance tous les écueils et difficultés à prévoir pour mettre en place une activité professionnelle appelée précisément à créer des mécontents puisqu'immanquablement, il y aura création de concurrence. Les seuls paramédicaux sont concernés. Avec Bac + 5, ils resteront paramédicaux, les ostéopathes quant à eux, resteront nombreux et même de plus en plus... nombreux. 

- Le ministre de la Santé a indiqué vouloir mettre en place des programmes nationaux d'expérimentation "rapidement, c'est-à-dire pas dans un an".

Voilà en conclusion ce qu'il faut noter. Dans un an on n'aura plus le temps. Nous serons en plein dans la campagne présidentielle et c'est la seule chose qui comptera car, assurément, le "sort du monde" en dépendra. Il semble donc que tout le temps qui nous sépare de cette période devrait être mis à profit par les ostéopathes, non pas pour assaillir le ministère ou le conseil d'état de requêtes et recours, ce qui ne semble pas voué à un grand avenir, mais plutôt pour considérer, avec la plus grande attention comment il est possible de mettre de côté toutes les ambitions des uns et des autres, de réunir tout ce qui est acceptable par tous afin d'en faire sortir une ébauche d'union, sinon juridique au moins formelle, effective et efficace, pour la période qui suivra.

 

AA

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Jean-Louis 06/02/2011 16:11


C'est tout à fait cela !


Jean-Louis 06/02/2011 10:13


Un élément et non des moindres est passé inaperçu de l'ensemble du POF : la décision du Conseil Constitutionnel de considérer d'ordre réglementaire, suite au recours du SNOF en Conseil d'Etat le
membre de phrase suivant :
« qui doivent être au minimum de 3 520 heures » figurant au premier alinéa de l'article 75 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 modifiée relative aux droits des malades et à la qualité du système
de santé.

Voir http://www.osteopathie-france.net/essai/lois/ce/1303-cc20110203


Trickster 06/02/2011 15:14



J'avoue être assez imperméable à ces subtilités juridiques. Si je comprends bien le sens de ton intervention, c'est de montrer que les 3520 heures au moins disparaissent purement et simplement et
que nous revenons à l'initial c'est à dire 2660 heures.


Si j'ai bien compris, le zèle du SNOF qui, à priori allait dans le sens de ce que tous les gens sensés souhaitaient aura comme conséquence un retour en arrière. Donc un résultat pas plus heureux
que celui que le même SNOF associé au ROF, avait obtenu avec les décrets de 2007. Si c'est bien ça, bravo Planchat !