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Publié par Trickster

Ça grogne chez les médecins et en particulier au syndicat MG France comme le révèle le site Libération.fr avec ce titre  MEDIATOR : Les médecins refusent d'être les boucs émissaires 

 

Les médecins ne doivent pas être des «boucs émissaires» dans l’affaire du Mediator, a réagi dimanche le syndicat de médecins MG France, après l’annonce par le ministère de la Santé de leur éventuelle participation à l’indemnisation des victimes de ce médicament.«Je trouve cela particulièrement scandaleux que l’on cherche des boucs émissaires dans cette affaire à travers les médecins prescripteurs», a affirmé sur Europe 1 Claude Leicher, président de MG France, premier syndicat des généralistes.

Ce que dit le ministère

Le ministère de la santé a annoncé que les médecins pourraient être appelés à rentrer dans la procédure d’indemnisation des victimes du Mediator, si ces dernières le jugent bon ou si le laboratoire Servier, qui produisait ce médicament, le demande.

«Cela signifie que les médecins pourront être amenés à participer à l’indemnisation des victimes s’il est établi après expertise médicale qu’ils ont une part de responsabilité», a expliqué le ministère de la Santé, confirmant une information du Figaro.

Le laboratoire Servier, qui produit le Mediator, est «le responsable direct» du problème et il sera appelé systématiquement à indemniser les victimes, souligne le ministère. Mais «d’autres acteurs de santé», comme les médecins, pourront être appelés à «rentrer dans la procédure soit à la demande de Servier, soit de la victime», selon le ministère.

Une expertise médicale, réalisée par un comité d’experts placé auprès de l’Oniam (Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales), sera chargée de déterminer l’étendue des préjudices et d’identifier les responsabilités pour chaque cas, selon le ministère. Lire la suite

 

Quoi penser de cette affaire ? D'abord est-il question de tous les médecins ou seulement des prescripteurs, voire des prescripteurs acharnés ?

S'il est évident que les médecins ne sont pas responsables de l'affaire du Médiator, on peut néanmoins s'interroger sur le rôle de ceux qui l'ont prescrit en dehors de son champ d'action supposé concernant le diabète.

Il faut se souvenir néanmoins que c'est grâce à l'acharnement d'un médecin, le docteur Irène Frachon, que ce scandale a pu enfin être mis en pleine lumière au bout de vingt ans ! Les premiers doutes sur une éventuelle nocivité du produit actif ont été émis en 1991. C'est seulement en 2010 que les médias ont repris cette information avec assez de force pour qu'enfin elle aboutisse à la mise en cause d'un laboratoire pharmaceutique pour... quelques centaines de décès.

Cela a permis d'apprendre que Jacques Servier avait reçu la légion d'honneur des mains de notre président de la république, le même Jacques Servier qui a fait des pieds et des mains pour continuer à vendre son poison alors qu'il était définitivement mis hors circuit dans d'autres pays.

Au niveau médical, ces mises en causes devaient être connues. Alors de deux choses l'une : ou bien on ferme les yeux en attendant l'avis des hautes sphères ou bien on anticipe en imaginant que tout n'est peut-être pas aussi propre que ça et on pense d'abord à protéger les patients. Je suis persuadé qu'un grand nombre ont eu ce comportement comme cela est déjà arrivé avec d'autres produits.

N'est-il pas raisonnable d'attendre d'un médecin qu'il pense d'abord à ses patients ? Doit-il faire confiance en toutes circonstances aux laboratoires qui, bien sûr, ne devraient être animés que de bonnes intentions ? Doit-on faire confiance à des sociétés ayant en charge des moyens destinés à protéger la santé, mais qui sont, semble-t-il, préoccupées avant tout par le niveau des actions dont elles ont la responsabilités auprès de leurs actionnaires ?

Est-il acceptable au fond, que la santé de tout un chacun puisse être mise en balance avec la santé des portefeuilles d'actions ?

Et si les médecins se responsabilisaient soudain, un peu plus, pour devenir les garde-fous des excès des laboratoires ?

L'Ordre, qu'en dit-il ? Il semble bien silencieux. Il semble qu'il n'y a que les syndicats qui parlent dans cette affaire et pourtant c'est bien l'éthique qui est en cause, n'est-ce pas ? Et l'éthique n'est pas l'affaire des syndicats, en général

Monopole de la santé ? Monopole de la responsabilité ! Je sais c'est dur, mais il faudrait y penser.

 

AA


 

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Commenter cet article

Nowar 01/06/2011 17:37


Comme si, avoir le monopole engageait une forme de responsabilité.
Les médecins ont raison, leur compétence scientifique et humaine les autorise à tuer 3 fois plus de personnes que les accidents de la route sans en être plus que cela inquiétés. Pourquoi donc leur
demander d'assumer puisque de toute manière, les experts seront médecins!