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Publié par Trickster

Les rumeurs d'union, ça va, ça vient au gré des courants d'air. J'ai souvenir d'une rumeur d'union qui devait concerner l'UFOF et le SFDO. Ça n'est pas très ancien et puis ça ne s'est pas fait, trop dérangeant peut être, dommage en tout cas.

Alors la nouveauté, c'était l'annonce, plus qu'une rumeur, de la réunion du SFDO et du ROF.Mais je me suis laissé aller à dire que construire une union sur une tentative de destruction, ça risquait de ne pas aller très loin. Malgré la grande application de "Pascal" sur son blog, pour encourager cette union entre des associations qu'il appelait aussi  frères ennemis (SFDO et ROF) quelques jours plus tôt, il semble que le pétard a déjà fait long feu si l'on en croit le témoignage de Grégory Landurier sur le site de l'ostéopathie publié le 17/10 courant.

"Et puis je me souviens pourquoi j’avais décidé il y a quelques années de quitter le ROF lors de son combat pour la création d’un ordre professionnel… Pour éviter cette gérontocratie, celle qui se complaît dans le mutisme et l’immobilisme… Elle est bien déjà là! J’ai cru pendant un moment sous l’impulsion de Marianne, que tout allait changer… c’était sans compter sur l’assemblée, bien ancrée dans les 30 ans d’histoire du registre, et peureuse d’une perte partielle de son monopole sur la déontologie."

 

La réaction de notre confrère du SFDO, également membre du ROF, a sans doute été vite perçue comme embarrassante pour le ROF puisque celui-ci s'est empressé de publier un communiqué d'apaisement le 20/10 courant. Il y a déjà longtemps que son costume "éthique et déontologie" était devenu trop étroit . Il semble que plus le ROF perd d'adhérents ou "plus il n'en gagne pas", plus son costume lui semble étroit.

Mais où est le problème ? Il réside sans doute dans le fait que le ROF, au fil des années et de ses envies de participer à tout, est devenu l'équivalent d'un syndicat même s'il n'en porte pas le nom. Néanmoins, il ne peut envisager de perdre le monopole de la déontologie puisque le vieux rêve ORDINAL est toujours là. Ne parlons pas de l'éthique que j'ai vue de façon très regrettable, foulée aux pieds lors de l'Assemblée Générale de 2006.

Malgré tout, il existe des professionnels généreux qui cotisant déjà au SFDO, versent aussi une cotisation au ROF (comme je l'ai fait autrefois), et c'est la même chose pour un certain nombre de membres de l'UFOF qui ont ainsi contribué à la politique du ROF dont on a vu le résultat après son action auprès du Conseil d'Etat et ses conséquences sous la forme des décrets de 2007.

Est-ce qu'il ne vous semble pas que l'on marche sur la tête ?

Et tout ça pour quoi ? Pour l'ostéopathie ? Non bien sûr que non. L'ostéopathie est le parent pauvre de ces affrontements et rivalités stupides qui n'ont pour but que d'asseoir ou parfois d'établir le pouvoir des associations et, à travers ces associations, de quelques égos en souffrance.

Si l'ostéopathie et son avenir avaient été les premières préoccupations de tous ces professionnels qui se sont succédés à la tête des associations depuis trente ans, nous n'en serions pas là et probablement nous ne serions pas confrontés à un partage de titre qui, à terme, signe la mort de la profession. Mais je radote, j'ai déjà dit cela comme j'ai déjà dit, des dizaines de fois, que l'ostéopathie n'était pas faite pour les ostéopathes mais pour les patients. C'était cela la bataille éthique du ROF, si ses dirigeants successifs avaient vraiment suivi l'impulsion du départ. Le ROF a toujours servi d'instrument au pouvoir des uns ou des autres - la Collégiale Académique puis le SFDO puis des ambitions personnelles avec quelques bonnes volontés qui ne sont jamais parvenues à imposer une ligne de conduite de neutralité sous les pressions de ceux qui régnaient par le ROF.

Vingt neuf ans d'existence et quoi ? Toujours pas vu que l'important pour les ostéopathes, ce n'est pas d'avoir une belle plaque professionnelle mettant en valeur l'appartenance au ROF, non l'important c'est que l'ostéopathe ait une âme tournée vers le rôle qu'il a à remplir auprès de ses patients, jour après jour, avec le souci de faire le mieux possible, en oubliant la très hypothétique gloire qu'il y aurait à appartenir au ROF ou à quelque autre association. Ce n'est pas cette appartenance qui le rend meilleur, c'est la conscience qu'il a, lui, de l'éthique et l'usage qu'il en fait. Ce n'est pas le ROF qui travaille, c'est lui, praticien responsable et conscient.

Alors, à quoi sert le ROF, ce ROF là ?

AA

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Nowar 28/10/2010 18:45


Encourageons nous, galériens que nous sommes ramant dans un sens que nous supposons favorable à l'ostéopathie.Te lire est un ravissement pour qui consacre sa vie à l'ostéopathie. Partageons cette
extase, merci de la communiquer si bien.


Trickster 28/10/2010 18:57



Nowar, tu vas faire "ériger" mon ego. Merci quand même.



Nowar 28/10/2010 09:12


Merci Alain de rendre aux ostéopathes ce qui leur appartient, cette fierté d'être que certains préfèreraient embrigadée. Il est vrai que de notre main connectée à notre cerveau ne partirai plus
rien, si l'on en croit Einstein, qui nous rappelait que tous ces gens qui se plaisent à marcher au pas (des lois)n'ont pas besoin d'un cerveau, puisqu'une moelle épinière suffit amplement.
Tandis que certains se voilent la face avec la burka ordinale, masque de toutes les ambitions, d'autres s'occupent réellement de vivre l'ostéopathie au quotidien et de la partager avec leurs
patients. Ceux-là n'ont cure des pouvoirs éphémères d'instances poétiques. Leur voix n'est souvent qu'exclamative de la perplexité quant à l'inconduite notoire de "nos" dirigeants professionnels.


Trickster 28/10/2010 16:13



Ami Nowar, je vois que tu es en forme pour remuer le couteau dans la plaie de l'absurdité de nos instances qui se comportent de façon absurde parce qu'elles ne jouent pas le rôle pour lequel
elles se sont mises en avant. C'est de là que ma peine vient, l'ostéopathie n'a malheureusement rien à voir là dedans. Je ne sais si les instances dont tu parles n'auraient pas intérêt, pour
redevenir crédibles,  à être plus poétiques que politiques. Merci pour ce que je reçois comme un encouragement.