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Publié par Trickster

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C'est à un beau programme que nous convie la Société des Ostéopathes de l'Ouest (SOO) qui semble toujours prête à récidiver sur le plan de la qualité, ce dont personne ne devrait lui tenir rigueur.

La seule présence de Pascal Picq, professeur au Collège de France et administrateur du Muséum national d'histoire naturelle est de nature à mettre en appétit les ostéopathes à la lecture de cette brève présentation figurant sur la plaquette:

L'os est un des plus beaux exemples des contraintes et des bricolages de l'évolution. Tissu on ne peut plus vivant et adaptatif. C'est en voyageant entre les connaissances actuelles de la biomécanique et sur les relations entre forme et fonction - principe d'actualisme -, et dans une perspective évolutionniste, que les paléoanthropologues arrivent à reconstituer des aspects de plus en plus précis des modes de locomotion et d'alimentation de nos ancêtres. Ce qui permet aussi, au passage, de récuser pas mal de clichés erronés qui traînent dans les sciences médicales et paramédicales actuelles.

Quoi de plus ostéopathique que cette vision de l'os, tissu vivant et adaptatif, dont nous nourrissons une partie de notre pratique au quotidien.

A partir de cet axiome constamment réaffirmé par l'expérience, il s'agira de naviguer dans la proposition véritable de ces journées scientifiques dont le thème ambitieux ou aventureux, selon le point de vue de chacun, figure comme indiqué ci-dessus, sur l'en-tête de la plaquette distribuée par la SOO :

 

La lésion anténatale : mythes et réalité

 

Ce titre semble constituer un élément de réponse en soi puisqu'il sous entend, pour ce qui reste le plus généralement une interrogation dans la confidentialité de nos cabinets, qu'il existerait en quelque sorte une entrée dite mythique, susceptible de nous faire rêver, mais à laquelle nous n'aurions pas accès sur le plan de la pratique, et pour cause, et une part de réalité que certains des intervenants nous invitent apparemment à approcher à l'occasion des "ateliers conférences" proposés au cours de la deuxième journée de ce congrès.

On peut se réjouir que sur cette problématique soit proposé un espace sans doute appelé à faire débat autour d'une question trop souvent traitée sur le seul plan théorique, ce qui ne fait généralement qu'amplifier les doutes des plus réticents. On s'attend à ce que des clés soient proposées afin qu'elle puissent être confrontées à notre pratique quotidienne. 

La fin des fins de notre activité est pratique et si la mesure (dans le sens d'un évaluation chiffrée) est difficile à réaliser, comme certains ne manqueront pas de le rappeler, il nous reste à constater chaque jour les progrès que réalisent nos patients et à recueillir leur témoignage ou parfois à comprendre pourquoi le progrès attendu tarde à se montrer.

A n'en pas douter nous aurions sans doute beaucoup à apprendre du point de vue de l'épigénétique présenté par le Docteur Michael Nord, dont nous avons déjà pu apprécier la qualité des communications. 

En quoi l'environnement et l'histoire individuelle sont-ils susceptibles d'influer sur l'expression génique ?

« On peut sans doute comparer la distinction entre la génétique et l’épigénétique à la différence entre l’écriture d’un livre et sa lecture. Une fois que le livre est écrit, le texte (les gènes ou l’information stockée sous forme d’ADN) seront les mêmes dans tous les exemplaires distribués au public. Cependant, chaque lecteur d’un livre donné aura une interprétation légèrement différente de l’histoire, qui suscitera en lui des émotions et des projections personnelles au fil des chapitres. D’une manière très comparable, l’épigénétique permettrait plusieurs lectures d’une matrice fixe (le livre ou le code génétique), donnant lieu à diverses interprétations, selon les conditions dans lesquelles on interroge cette matrice. » (extrait de wikipedia)

Cette préoccupation est très voisine de ce que nous avions essayé d'approcher dans La vie dans les plis.

Sous l'angle de vue de l'orthophonie il sera intéressant de compléter notre appréhension de l'oralité à laquelle nous sommes si souvent confrontés au cours du traitement des nourrissons prématurés ou pas.

Enfin, sera réexaminé le lent cheminement du couple lésion-dysfonction qui devrait mettre à jour ses errements sémantiques responsables de grandes incompréhensions au début de l'histoire de l'ostéopathie en France.

Voilà un programme qui à coup sûr ajoutera aussi des questions à nos questions, mais n'est-ce pas là le propre de l'ostéopathie et plus largement de la science de ne jamais recevoir une réponse sans qu'elle suscite une nouvelle question.

Voici donc une suggestion pour novembre, interroger la SOO et ses journées scientifiques.

Nous y serons !

AA

 

 

 

 

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