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Publié par Trickster

Il est intéressant de constater que ce qui constituait autrefois la matière médicale, et cela depuis la période médiévale,  n'existe plus sous ce nom, en tout cas pour ce qui concerne l'allopathie. La matière médicale est devenu la pharmacologie à l'initiative, sauf erreur de ma part de Joseph Hérail en 1912. Il est vrai qu'à l'heure actuelle, lorsqu'on parle de matière médicale, on fait allusion à l'homéopathie. Troublant de constater que la médecine a, un jour de 1912 abandonné une partie de son champ d'action à la pharmacie. Quelle aubaine pour la chimie et les laboratoires. Mais je ne vais pas m'attarder sur ce domaine qui n'est pas le mien. Au passage, je serai reconnaissant à tout lecteur qui aurait une précision à apporter ou une rectification à faire sur ce point précis.
Je préfère me tourner vers la matière ostéopathique pour laquelle il n'y a pas d'ambiguïté possible. La matière ostéopathique, c'est cette matière vivante que nous rencontrons chaque jour dans toute sa diversité, porteuse de tous les messages possibles, de toutes ces informations dont nous nourrissons la matière ostéopathique proprement dite.
Contacter cete matière vivante, en percevoir la respiration ou les difficultés sous la forme d'autant d'îlots de restrictions sur lesquels il suffit de s'échouer pour tenter d'en comprendre toutes les coordonnées. Les comprendre c'est s'y associer et s'y associer c'est leur permettre de se dissoudre quand la main et les tissus ne font plus qu'un, quand la main parvient à suivre la piste mystérieuse, passionnante, de ces formations multi-micro-vacuolaires, manifestation de la vie des tissus.
Il y en a qui doutent encore de l'unité corporelle, de l'évidence de la globalité comme condition indispensable à la compréhension de la santé.
Et le contact avec le corps, sa connaissance, si soudain un ministre de l'éducation nationale bien orienté par un ministre de la santé préoccupé par la santé de ses concitoyens, plus que par la rentabilité de la caisse maladie et de ses annexes, si soudain, frappé par la foudre, un tel ministre décidait d'en faire la base de l'éducation des plus jeunes enfants. La connaissance de leur corps, la compréhension de ce qui est nécessaire à la santé, les règles simples de l'hygiène auxquelles la médecine doit probablement ses plus grands progrès. Avec des règles d'hygiène bien comprises, les campagnes de vaccinations démentielles auraient-elles encore droit de cité. Ce n'est pas seulement H1N1 qui serait prise en défaut, mais toutes sortes de grippes et de contaminations. Quel courage politique il faudrait à un tel ministre.
Mais y survivrait-il ?
Imaginez vous la chute dans la consommation des médicaments ? Et puis quand le corps va mieux, souvent le moral  comme on dit va mieux aussi. Fluoxedine en berne ! Et tellement d'autres produits devenus inutiles.
Utopie je vous dis ! C'est de l'utopie. Le ministre et le gouvernement capables d'un tel programme ne sont pas prêts d'être élus ou de survivre à une telle initiative.
Mais on peut rêver et faire modestement, chacun avec ses moyens un pas dans ce sens. La matière ostéopathique nous y encourage. On comprend pourquoi elle rencontre tellement d'opposition.

                                                                                                                   A A
Matière médicale Joseph Hérail -
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5817914h.r=colonies.langFR

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