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Publié par Trickster

Quand je vous disais que Jacques Servier avait fait beaucoup pour la "future" sécurité sanitaire, et bien en voici encore une preuve avec cet article d'Actus Univadis.

Rapport Door sur le système du médicament : une réorganisation sans bouleversement

"La réponse (...) ne saurait se trouver dans un bouleversement institutionnel, sous peine de remettre en cause certaines avancées réelles (...). Elle se trouve bien davantage dans la réorganisation de chaque autorité pour lui permettre d'atteindre ses objectifs, ainsi que dans le dialogue de ces autorités entre elles", indique le rapport de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la pharmacovigilance. Il recommande notamment d'instaurer un financement direct de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) par l'Etat, de rapprocher les commissions d'autorisation de mise sur le marché (AMM) et de pharmacovigilance et d'augmenter le nombre d'experts, relève Le Quotidien du Médecin. Il plaide pour que l'évaluation des médicaments ayant leur AMM en vue de leur remboursement incombe à la Haute Autorité de santé. Il souhaite par ailleurs que les informations sur les liens d'intérêts entre médecins et industrie pharmaceutique soient mises en ligne, que les AMM ne soient plus accordées "qu'en cas d'amélioration du service médical rendu par rapport aux traitements existants", que la balance bénéfice/risque de tous les produits soit réévaluée régulièrement, que les étudiants soient mieux formés à la pharmacovigilance, tout comme les visiteurs médicaux, et que l'éducation thérapeutique des patients soit améliorée.

 

Il reste à faire une loi avec le contenu du rapport du député UMP Jean Pierre Door.

Mais parallèlement, il faut aussi s'interroger sur la nature des contre-feux que les laboratoires doivent déjà s'employer à mettre en place. En ces temps de disette financière sur le plan national, il leur reste sûrement la capacité d'"investir massivement" pour n'avoir pas à souffrir des mesures de vigilances efficaces qui semblent devoir se mettre en place.

Sans une certaine corruption qui ne dit pas son nom, ces mesures devraient exister depuis longtemps. Il se pourrait bien que les politiques, qui ont du percevoir le vent d'exaspération soufflé par le grand public, lassé de toutes les "affaires", se disent que pour sauver leur siège, il serait grand temps de se remuer dans la bonne direction. Il reste moins d'un an pour qu'ils se crédibilisent.

Si ça pouvait ne pas être que passager, ça finirait peut-être par devenir satisfaisant.

 

AA

 

 

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