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Publié par Trickster

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La semaine écoulée aura été riche en évènements qu'on qualifie habituellement de dramatiques. Le Japon, le tremblement de terre, le tsunami qui en a été la conséquence et ce qu'on ose pas encore appeler catastrophe nucléaire, alors que l'évènement en a toute les caractéristiques après les dégradations subies par la centrale de Fukushima daïchi, dont il semble que les autorités japonaises n'aient toujours pas la maitrise. Des milliers de japonais sont morts et les évaluations ne sont pas achevées. Combien de Japonais seront concernés par les fuites radioactives ? Encore impossible à dire. Combien de centaines, de milliers de morts peut-être, seront-ils encore à dénombrer dans les mois et les années à venir à la suite de cette catastrophe ? Combien de personnes dans le monde auront-elles à souffrir du passage du panache radio-actif qui s'ajoute à tous les autres ? Voilà autant de questions essentielles qui, bien entendu, restent sans réponse pour le moment. Il sera toujours temps de faire le bilan lorsque le soufflé aura refroidi, dans quelques années, quand le souvenir de Fukushima se sera estompé comme celui de Tchernobyl. A moins que d'ici là d'autres catastrophes se produisent, par exemple dans un pays où "ça ne peut pas arriver".

 

Et puis il y a l'admiration pour l'attitude des japonais, et ils la méritent, pour leur courage et cette extraordinaire capacité à l'acceptation de leur sort, pour cette pudeur qui se refuse à "tartiner" le malheur sur tous les supports médiatiques.

Ce peuple est "génétiquement" spirituel, et les intérêts privés qui détiennent les rênes des lobbies de l'énergie nucléaire au Japon ne manqueront sans doute pas d'utiliser cette spiritualité, pour lui faire accepter aussi, qu'il n'est pas possible de sortir de l'énergie nucléaire et ainsi d'encourager le reste du monde à en faire autant.

Il est probablement encore possible de parler de civilisation à l'égard du peuple japonais même si le capitalisme et le libéralisme ont accompli là aussi leur œuvre destructrice mais il n'est pas sûr qu'il en soit de même en occident.

Mais restons en France et demandons nous si la l'identité nationale dont certains ont cru bon de nous rebattre les oreilles n'est pas plutôt en passe de devenir une identité bancaire, si la préoccupation des classes dirigeantes n'est pas avant tout de s'en mettre plein les poches comme de trop nombreux exemples à piocher dans une actualité récente nous ont conduit à la penser. Demandons nous si le seul moteur de la politique n'est pas décidément "faire du pognon" comme le dévoilent Nicolas Domenach et Maurice Szafran dans Off, livre consacré à tout "le dit" du président qui ne doit pas être entendu.

Notre génial président n'avait-il pas comme projet, entre autres, de vendre au fou furieux qui mitraille les siens de l'autre côté de la méditerranée, une centrale nucléaire ?

Ce fou furieux n'est-il pas connu comme tel depuis plusieurs décennies ?

 

Si je prends le temps de ces quelques lignes en pataugeant dans un bourbier tristement essentiel, et qui, je le crois, trouveront un écho chez beaucoup de ceux qui prennent le risque de me lire, c'est pour les mettre en balance avec un autre évènement de cette semaine passée qui apparaitra dans ce paysage comme assez dérisoire.

La manifestation du jeudi 17 mars, à laquelle je n'ai pu me rendre et qui ne semble pas avoir rassemblé un très grand nombre de participants selon mes informations, ne laissera que peu de traces. Les quelques photos que j'ai pu voir illustrent d'avantage ces bons vieux monômes d'antan au caractère bon enfant, qu'une manifestation de survie.

Incontestablement c'était difficile, trop peu préparé, avec trop peu de consensus de la part des différentes organisations et peut-être aussi trop peu de consensus de la part des premiers intéressés. Tous les étudiants, au sein d'une bonne cinquantaine d'écoles, sont-ils au même niveau de conscience de la nécessité d'un cursus d'études qui dépasse très largement celui accordé par les décrets de 2007 ?  Hélas rien n'est moins sûr.

Combien de ces formations fonctionnent-elles en accord avec ces décrets ? Ou encore, combien applaudissent aux décrets de 2007 ? C'est un des aspects du problème.

Alors que faire ? Pour ceux qui ont compris où est la réponse au bout du compte, il n'y a qu'une façon concrète de répondre à cette situation : se former au mieux et se développer jour après jour dans l'ombre non pas de la pseudostéopathie décidée par le gouvernement, mais de l'ostéopathie qu'a souhaité Still et ses disciples.

Quant à l'aspect politique de cette question, il faut espérer qu'une Fédération des Unions Désunies finira par se constituer pour organiser vraiment, solidement et durablement la résistance.

 

AA

 

 

 

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Nowar 21/03/2011 21:25


Terreur et fureur pour les uns, spectacle pour d'autres, opportunité médiatique, désolation enfin pour certain. Ainsi va notre monde, boitillant.
Mais que représente l'ostéopathie en dehors des rares qui la défendent et des rats qui la courtisent dans l'espoir de la deshonorer dans une tournante orthopédique.
Une blessure n'apparait comme telle que lorsqu'elle est conscientisée. Cela n'est pas d'actualité, niée au mieux, instrumentée au pire, Celle dont nous parlons reste digne comme une aristocrate
victorienne et accueillante comme une mamma italienne.
C'est peut-être cela la mondialisation