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Publié par Trickster

 

 

Eloi, ce bon saint Eloi est surtout connu pour sa propension à faire des remarques qu'on peut estimer désobligeantes au roi Dagobert quand celui-ci, par distraction, commettait des erreurs d'ordre vestimentaire. Eloi, orfèvre en la matière, était un homme de constat, se contentant de dire ce qu'il voyait. C'est un peu le mode de fonctionnement des rédacteurs de ce blog. Ils font le constat de ce qu'ils voient et y apportent des commentaires teintés d'humeur avec la préoccupation constante des conséquences de différents évènements sur l'ostéopathie, la façon dont elle est perçue, ce qu'elle a éventuellement à gagner mais aussi, malheureusement trop souvent, à perdre.

Les évènements récents le montrent encore. Une réunion à volonté unitaire se tient le 18 décembre, mais chacun la quitte avec ses projets en cours. Rendez vous le 18 février.

Le 18 février arrive, mais le 7, on apprend que le Conseil Constitutionnel, à la demande du premier ministre a examiné le prolongement de la loi HPST de juillet 2009 et en a conclu que l'augmentation à 3520 heures au minimum ne peut, en quelque sorte, se surajouter à l'existant. Retour à la case départ avec les 2660 heures de formation accordées "si généreusement" par les décrets de 2007.

Le SNOF est l'auteur des recours qui ont abouti à cette situation. La déception est grande et évidemment elle ne se tait pas, en particulier sur ce blog.

La réunion du 18 février arrive et il en ressort que l'union espérée fait long feu dans la mesure où l'un des partenaires resté accroché au projet de Fédération qu'il avait initié, repart sans signer la déclaration commune, s'accordant une semaine de réflexion.

La semaine de réflexion sert en fait au SFDO, à préparer un communiqué (voir site de l'ostéopathie, collaboration sous conditions) à tendance culpabilisante pour les autres partenaires qui auraient refusé d'entendre exposé le projet de FFO lors de la réunion du 18 décembre.

La position du SFDO est sans nuances et interdit, dans l'état actuel des choses, toutes possibilités d'actions communes avec les autres associations.

Certains arguments présentés par le SFDO sont cependant à prendre en considération. Il est en effet tout à fait anormal que deux associations sur cinq, on peut supposer qu'il s'agit de l'AFO et du SNOF, ne laissent pas de visibilité sur leur fichier adhérents. Cette seule raison justifie au minimum la mise en attente d'un processus qui nécessite une pleine confiance. 

Dans le même temps une autre polémique s'est construite autour de la critique d'un commentaire émanant du SNOF ("le jugement dernier") à propos de l'échec de son recours concernant l'exigence de décrets pour les 3520 heures au minimum. Cette critique impliquant le premier ministre n'est assurément pas des plus habiles. Sans doute cela est-il assez naturel de la part d'une organisation qui semble porter la responsabilité apparente de ce retour en arrière et ne pouvait dédaigner de s'en défausser en partie sur le compte du premier ministre.

Donc, si vous avez consulté le site de l'ostéopathie, vous connaissez la réaction d'un groupe d'ostéopathes entourant Robert Hiriard sur une photo intéressante, lors de sa remise de médaille à Matignon, réaction adressée à tous les ostéopathes et aux syndicats UFOF et SNOF. Pour le SNOF le lien est visible, quant à l'UFOF qui n'est, à ma connaissance toujours pas un syndicat, je ne vois pas le lien et je n'ai pas connaissance d'une déclaration inconvenante qui aille dans le sens de celle du SNOF. Si quelqu'un peut éclairer la lanterne  "des enfants de Still", ils sont preneurs. Cela fait néanmoins un effet curieux de voir ce groupe voler à la rescousse du premier ministre. Nous ne sommes pas habitués à cela.

 

Toujours est-il que nous voilà dores et déjà replongés dans les affrontements à coup de communiqués, pour le moment. Les clans, si tant est qu'ils s'étaient un peu dispersés, sont désormais reformés et pendant ce temps là, tout le monde nous regarde.

Dans l'esprit d'Eloi, je ne peux que constater : oui, tout le monde nous regarde et je pense même que certains s'en délectent. Bravo !

 

Alain Curhssion

 

 


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peronnet 06/03/2011 23:20


Le doigt dans l'oeil, la cécité...hum!pronostic vital? ne pas regarder où il faut ...cela arrange bien certains,c'est d'ailleurs une des techniques utilsée par certains médias pour détourner
l'attention...Vu de l'extérieur ,peu de patients font la différence entre ROF,UFOF,SNOF,SFDO,AFO...et s'ils se détournent du bon vieux "bouche à oreille "pour trouver un ostéopathe,ils consultent
les pages jaunes et constatent que "la valeur rassurante" semble être l'AFO,puiqu'ils ont le monopole de visibilité,font de la pube en mettant un visuel avec"éxiger un membre de l'AFO" et
constatent que les ostéopathes de l'AFO ont un support vidéo...ils semblent donc sérieux et compétants...
Un autre petit sujet qui ne dérange pas !...,c'est l'attitude de l'ordre des kinés pour se placer au dessus de la mêlée...Il y a combien de kinés en France? Ils sont obligés d'adhérer à l'OMK et
l'OMK est bien représentée au ministère de M.XB ... l'OMK, l'AFO,le SNOF,etc..réussiront-ils le "mauvais dérapage" avec le plongeon dans le "décors", qui va engagé définitivement le pronostic vital
de l'ostéopathie et par la même des ostéopathes qui se reconnaissent de ce nom ?le" trauma crânien" avec "perte de reconnaissance "risque d'être au rendez-vous...


Jean-Louis 03/03/2011 17:08


Deux remarques :

1. Quand dans un communiqué commun il est spécifié
"Solennellement et en vertu du principe de transparence, elles s'engagent à vous tenir régulièrement informé".
On comprend les doutes émis par le SFDO sur la transparence de certaines associations ostéopathiques représentatives....

2. Le ministère n'a pas l'intention de modifier en quoi que ce soit les décrets d'application ! Voici sa réponse à une question d'un député :
"Le décret d'application de l'article 75 de la loi 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé a été pris dans le domaine de l'ostéopathie.
Désormais, le décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d'exercice de l'ostéopathie réglemente l'usage du titre d'ostéopathe. Le Gouvernement n'a pas pour projet de
modifier le cadre juridique actuel concernant cette activité".

Sans jugement, aucun sur le POF et ses méandres !


Trickster 03/03/2011 17:44



Sur le premier point, je ne peux qu'être d'accord avec toi. Quand il n'est pas possible d'avoir accès au fichier de ces associations, on peut d'abord se poser des questions, puis arriver
logiquement sur des doutes quand à la composition des dites associations; L'argument du syndicat qui ne dévoile pas l'identité de ses membres est un peu léger. Très regrettable.


Quant au second point, je ne vois pas pourquoi  le ministère modifierait les décrets puisque le Conseil Constitutionnel a dit que c'était très bien comme ça. Certains qui font semblant de
croire que XB pourrait perdre son temps à se pencher sur la question doivent avoir la conjonctive enflammée car le doigt dans l'œil à cette profondeur, ça doit faire mal. La solution ne peut
venir que de l'intérieur. C'est le fondement même de l'ostéopathie. Mais si les ostéopathes peuvent représenter le système de défense du corps ostéopathique, comme ce serait logique de le penser,
je crains toujours que le pronostic vital soit réellement engagé.



renaud 03/03/2011 04:25


Premier prix d'objectivité et son accessit de mathématique.
La remise en question permanente de la légitimité des représentations élues démocratiquement est un courant de pensée qui ne me sied guère et qui a laissé des traces dans l'histoire.
Désolé Pierre je ne te suis pas.


renaudeau pierre 03/03/2011 00:28


C'est sans doute pour cela qu'une FFO est préférable à un Plate-forme commune. Et cela pour plusieurs raisons. La première est que la plate-forme n'a ni structure juridique ni support, ni adresse
et repose simplement sur quelques rendez-vous. Un désaccord et c'est fini! Un peu fragile!
Par contre la Fédération, on doit s'y inscrire donc s'engager et s'y tenir, elle présente une structure légale, une existence réelle, tous les attributs d'une réalité. De plus elle a été
plébiscitée par le SFDO( environ 1300 adhérents) et par les adhérents du ROF(plus de 1000), mais pas par le ROF( paradoxe). 2300 Ostéopathes c'est plus de voix que 6! On peut espérer néanmoins que
l'idée de déontologie opposable aux confrères pour le remboursement par les mutuelles( projet de la plate-forme) soit une avancée très intéressante. Mais avec ces commentaires inter syndicaux de
qui refuse ci ou qui a perdu son sang-froid...
In fine, le Président du SFDO suit strictement le vote de ses adhérents, c'est une attitude on ne peut plus démocratique et déontologique. La base a-t-elle été consultée ailleurs?

Amicalement


Trickster 03/03/2011 18:07



Fédérer les ostéopathes est un vieux rêve que je partage. Non pas pour les ostéopathes que je trouve de plus en plus décevants, mais pour l'ostéopathie qui elle, mérite d'être sauvée. Seulement,
il ne s'agit pas seulement de structure juridique à opposer à l'absence d'une telle structure. Il s'agit de faire en sorte que des hommes acceptent de travailler ensemble, d'une façon structurée,
cohérente, organisée sur un projet commun. On pourrait penser que l'ostéopathie représente une motivation suffisante pour ceux qui ont la prétention d'en être les représentants, et bien il semble
que non.


S'engager à titre individuel peut être une bonne idée, idée sortant, si mes souvenirs sont bons, du RNOC qui estimait effectivement qu'un engagement éthique avait de la valeur particulièrement
lorsqu'il émanait d'un individu. Les individus conférant sa valeur à l'entité et pas le contraire.


Mais sur ce plan tout n'est pas aussi clair que ça dans cette idée de fédération. Elle était déjà faite sous cette forme avant d'en partager éventuellement l'idée avec les autres intéressés.
C'était (apparemment) mal connaitre le petit monde ostéopathique pour croire un seul instant qu'il pourrait entériner un projet à la création duquel le plus grand nombre n'avait pas participé.
C'était nécessairement aller au clash en toute connaissance de cause. Le SFDO auquel s'ajouteraient un certain nombre d'individualité devait sans doute faire nombre. Attendons pour connaitre le
résultat numérique de cette opération. Je n'entrerai pas dans les questions de conflit d'intérêt, réel ou supposé, d'une telle opération, quant à créer une déontologie pour en faire un argument
de séduction pour les mutuelles, sous-entendu je suppose, pour accroitre à terme la clientèle des intéressés, cela me parait un peu faible. Encore une fois, ce n'est pas de déontologie dont nous
avons besoin mais d'éthique.


Amicalement de même.