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Publié par Trickster

 

 

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Que nous appartenions ou non à une profession intervenant dans le domaine de la santé, comme le fait miroiter la proposition de loi Debré avec son livre V, nous avons tous été appelés à faire l’expérience de la maladie, parfois à titre personnel mais aussi en tant que plus ou moins proche d’un ou d’une malade, tous amenés à nous demander quelle pouvait être la meilleure attitude à adopter, le meilleur comportement à avoir pour que cette personne bénéficie d’une présence en qui elle puisse trouver écoute, réconfort et soutien, qu’elle en retire un peu d’énergie en plus et qu’elle puisse esquisser le sourire qui en fait foi.

Nous avons sans doute à peu près tous reçu en consultation des personnes atteintes d’un cancer, parfois avant que le diagnostic soit posé, mais plus souvent au cours ou au décours du traitement en radiothérapie ou en chimiothérapie.

L’ostéopathie, modestement, peut faire partie, par la capacité d’apaisement dont elle dispose, des nombreux moyens adjuvants parmi les médecines non conventionnelles pour certains, complémentaires pour d'autres, dont l’homéopathie, l’acupuncture et peut-être au premier chef la psychothérapie, qui permettent d’accompagner un corps soumis à la terrible épreuve de la maladie d'une part et des traitements médicaux d'autre part qui, pour être efficaces semblent devoir détenir une grande capacité de destruction. Cette capacité de destruction qui vise à priori les cellules malades, n’est malheureusement jamais sans effet sur la réserve d’énergie vitale indispensable à la guérison.

Tout ça nous le savons. Et il reste à évaluer en quoi et par quel moyen il est possible de préserver cette réserve et comment nous pouvons éventuellement dans l'accompagnement qui est le notre, apporter une pierre à l’édifice de la rémission ou de la guérison.

Après la lecture des livres de David Servan Schreiber, ceux racontant et expliquant le succès sur la maladie, de façon assez convaincante pour avoir conduit au retournement certains opposants, voire détracteurs* lors de la parution de Guérir ou encore d’Anticancer, et celui de l’acceptation des limites à ce succès – On peut se dire au revoir plusieurs fois -, un autre ouvrage, récit d’une sortie du pire, mérite une lecture attentive par ce qu’il apporte d’encouragements à ne jamais considérer que la partie étant mal engagée est perdue par avance.

Publié aux éditions de l’Homme, « Revivre », de Guy Corneau, est le récit de son parcours depuis le jour où le couperet du diagnostic de lymphome non hodgkinien de grade 4 s’est abattu sur lui, jusqu’à ce qu’il nomme sa renaissance.

Histoire d’une traversée dépourvue de leçons et de recettes, comme le fait valoir le petit texte de la 4e de couverture, elle montre comment la médecine officielle à laquelle l'auteur a fait confiance grâce aux qualités humaines des médecins qu’il a rencontré, a été associée avec succès à de nombreux soutiens puisés au sein des approches diététiques, énergétiques ou psychothérapeutiques.

Ce récit associe honnêteté et lucidité pour une meilleure connaissance des ressources que chacun détient au profond de lui même.  Faire prendre conscience à chacun de l’étendue de ses possibilités de retour vers la santé. C’est une attitude que tout ostéopathe doit considérer comme essentielle. Tel est sans doute l’objectif que s’est fixé Guy Corneau, psychothérapeute jungien et aussi auteur à succès (Père manquant, fils manqué, entre autre) . A mon sens, il y parvient avec simplicité et avec clarté.

A chacun la liberté de son parcours. Pour l’auteur, il semble que l’un des éléments clés a été la rencontre avec la force insoupçonnée de la Joie.

* David Khayat (Le vrai régime anticancer)

 

AA

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