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Publié par Trickster

 

 

Comme elle résonne étrangement cette signature du premier ministre au bas du Décret n° 2011-390 du 12 avril 2011 modifiant l’article 75 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, que nous révèle le site de l'ostéopathie. Certes il n'est pas l'auteur de ce décret, lui qui semble avoir bénéficié d'un traitement ostéopathique efficace, mais en raison même de cette relation aussi directe que bénéfique à l'ostéopathie, on éprouve un certain malaise devant ce constat qui évoque à s'y méprendre, et qu'on le veuille ou non,  une démonstration d'ingratitude.

J'imagine qu'à ce stade, on doit être en mesure de maitriser ses émotions. Un premier ministre en éprouve-t-il des émotions ?

Un premier ministre dont on peut se demander s'il n'a pas été parfois confondu avec un  paillasson par son employeur. Confusion qui ne doit pas faire plaisir même à quelqu'un sensé être de marbre. Mais à force de maitriser, on voit ça tous les jours, il semble bien que le corps finisse par protester.

Esprit, matière, mouvement.

 Et de toutes façons le marbre ça manque de souplesse, surtout en période de crise.

Comment proteste-t-il ce pauvre corps ? Un bon lumbago, une bonne sciatique, sauf bien sûr si l'on reste persuadé que tout ça c'est du bidon, que les émotions n'ont pas d'effet sur la matière, que le psycho reste étranger au soma et que seule la mécanique est en cause.

Dans le cas contraire, une rechute est toujours possible. Bien sûr on ne lui souhaite pas mais d'ici à 2017 il peut encore s'en passer des choses. Observons le attentivement et Fillon nous à lui.

 

Alain Pertinand


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Jean-Louis 15/04/2011 15:25


Il est juste également de noter la réponse du ministre de la santé :
"Le législateur a encadré l'usage du titre et la formation de l'ostéopathie (art. 75 de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé), mais n'a pas
reconnu l'ostéopathie comme étant une profession de santé. Cette activité n'est pas inscrite dans le code de la santé publique, les activités sont distinctes de celles autorisées aux médecins et
aux professions paramédicales (masseurs-kinésithérapeutes en particulier). Le conseil constitutionnel a précisé, par une décision du 3 février 2011, que la durée minimale de formation permettant
l'usage du titre, durée augmentée par la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires à 3520 heures, n'avait pas un
caractère législatif. Il appartient donc au pouvoir réglementaire de définir cette durée minimale de formation. Une évaluation de cette pratique non conventionnelle est actuellement en cours. Elle
concerne les indications et les risques des actes ostéopathiques, les résultats seront disponibles en 2012. Le ministère chargé de la santé prépare une modification des textes relatifs à l'agrément
des établissements de formation, afin de disposer de critères d'agrément plus précis et substantiels que ceux actuellement en vigueur, afin que la qualité de la formation minimale soit
harmonisée."
Voir les questions des parlementaires : http://www.osteopathie-france.net/essai/parlementaires/1320-parlement11