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Publié par Trickster

images-copie-6.jpegUne série d'articles ont donné la possibilité à Dominique Blanc, président de l'UFOF, d'éclairer la situation de l'ostéopathie en France, du point de vue de l'association qu'il représente. Au départ construit sur des commentaires et les échanges qui s'en sont suivis, échanges portant sur la nécessité de l'union des différentes structures syndicales ou socio-professionnelles représentatives de l'ostéopathie française, cette série semble parvenue à son terme pour le moment, faute d'avoir été alimentée par d'autres sources. L'intervention d'autres interlocuteurs reste le souhait de certains participants à ce débat et dont la réflexion espère aboutir à la proposition d'une formule acceptable pour d'autres acteurs.

Nous pouvons néanmoins faire paraître le dernier commentaire de Dominique Blanc en réponse à Stéphane Berthet il y a cinq jours (commentaires n°45 et 48 de "Traits ou trait d'union").

Cette réponse s'efforce de montrer le rôle essentiel des associations dans la recherche, pour l'ostéopathie, de la situation équitable et pérenne qu'elle mérite au sein de nos institutions.

Individuellement, il n'est pas toujours facile de comprendre les choix faits par les différentes structures professionnelles.

Sans doute, le texte qui suit peut-il contribuer à faire mieux percevoir à chacun, que rien ne s'obtient sans efforts, que les associations jouent un rôle important, rôle que chacun apprécie au travers de son propre filtre et des "lunettes" dont il dispose.

 

AA

 

Bonsoir Stéphane


Merci pour tes propos et pour l’ouverture dont tu fais preuve.



Lorsque j’ai décidé de participer à ce débat, c’était avec l’intention :

- d’échanger en responsabilité avec ceux qui le souhaitaient,


- d’avoir une réflexion tenant compte des concepts de réalité et de complexité,

- d’exprimer l’approche, les objectifs, les convictions de notre organisation,


- d’apporter des éléments pour nourrir la réflexion de ceux qui s’intéressent à notre profession,


- de démontrer aussi que tout n’était pas si négatif et que nous avions de nombreux atouts.



Comme je l’ai dit en préambule, il est facile de critiquer, il est facile de mettre en avant ce qui ne va pas, il est aisé de stigmatiser ceux qui s’investissent, de vilipender ce qui se fait et qui, forcément, n’est pas 
parfait.



Je n’avais pas la prétention de convaincre tous les merveilleux conseillers qui savent mieux que quiconque ce qu’il faut faire surtout lorsqu’ils ne s’investissent en rien dans les associations et qui déclinent tout engagement pour la cause de l’ostéopathie.



Ni ceux qui, bien au chaud devant leur ordinateur, nous expliquent combien ils représentent la VOIX de la PROFESSION toute entière, combien ceux qui sont aux commandes sont nuls et inconséquents, comment il faudrait faire comme ci ou comme ça mais qui ne font rien d’efficace pour les autres ! 

Ni tous ces splendides sages qui n’ont de cesse de montrer tous les éléments négatifs de notre profession, qui nous font un descriptif cataclysmique de notre métier et qui entretiennent avec constance par leur propos, cette sinistrose en soufflant sur les braises tout en … la dénonçant.

Non, je commence quand même un peu à connaître la nature humaine !!

Je souhaitais plutôt et surtout m’adresser à ceux qui ne sont pas dans ce nihilisme primaire et destructeur, ceux qui n’ont peut-être pas la pleine connaissance du POF mais qui veulent en savoir plus, qui ne connaissent pas, ou ne voient pas l’utilité des associations mais qui acceptent qu’on leur en parle pour mieux comprendre, à ceux qui, sans être toujours dans la critique négative, veulent sincèrement se rendre utiles pour leur profession.
 J’ai insisté sur le fait qu’il fallait faire agir son sens critique, développer son analyse et sa réflexion face à tous les faux bruits, manipulations, désinformations et insinuations qui circulent dans la profession.


Face à ces multiples bruits nous publions le plus souvent possible des textes, des échanges, des documents, des preuves écrites sur ce que nous faisons afin d’alimenter votre sens critique.


Je dirais en résumé, « Comparez les preuves et les documents !! ». C’est le meilleur moyen de vous rapprocher de l’objectivité !


J’ai souhaité échanger sur l’union qui est un sujet qui revient souvent dans les conversations entre nous. Et je vous ai parlé du GFIO, seule expérience tangible, effective, efficace et officielle d‘union d’associations professionnelles.
 Je vous parlerai pour finir du travail d’une association (et bien évidemment de la nôtre puisque c’est elle que je connais le mieux). 
Non par prosélytisme ou volonté de promotion mais par simple souci d’information et de conviction car je pense qu’il est très important et même primordial que les ostéopathes s’investissent au sein des associations 
(sans exclusive !! parce que je ne doute pas un seul instant qu’il en soit de même au sein des autres associations).



Une association c’est un travail d’équipe au service d’une profession.



Une participante de ce blog demandait ce que nous faisions pour améliorer son activité de tous les jours.


12 membres du CA + des délégués régionaux + des délégués départementaux + des professionnels mandatés pour différentes actions qui travaillent, sans qu’elle s’en doute, à améliorer son exercice
!!


Oui, beaucoup de monde pour beaucoup de travail :


- Avec les mutuelles (pour qu’elles remboursent plus et mieux)


- Avec les juristes (pour conseiller et défendre dans tous les actes de l’exercice professionnel)


- Avec les assureurs pour être le mieux protégé


- Avec les «communiquants» pour promouvoir l’ostéopathie et les ostéopathes


- Avec le monde économique pour proposer des services de qualité aux professionnels


- Avec les autres structures socio-professionnelles (oui quand même !!)

- Avec les décideurs administratifs et politiques pour faire changer nos textes réglementaires et nos statuts


- Avec les réseaux sociétaux de réflexion



Ce sont des dizaines de dossiers (eh oui !) qui sont traités avec le même souci d’asseoir, de faire connaître, de développer, de défendre l’ostéopathie, de permettre à tous les jeunes de mieux démarrer leur activité, de convaincre de plus en plus de patients d'avoir recours à l’ostéopathie. Ce sont des actions qui, TOUS LES JOURS (et je n’exagère pas) sont faites dans cet esprit.
 (J’ai cherché à vous montrer que chaque dossier demande beaucoup d’investissement et de moyens financiers).

Si, comme je l’ai dit notre profession est la seule profession de soins à la personne à avoir été réglementée depuis plus de 40 ans, ce n’est pas du au hasard, c’est parce qu’il y a eu un travail de fourmis qui a été fait par des dizaines de bénévoles. Si vous bénéficiez d’un exercice somme toute facile et simple, c’est parce que notre profession s’est organisée au fil des ans grâce au travail des associations.



Quelques exemples au hasard : si vous travaillez avec une RCP aussi peu chère c’est parce qu’il y a eu un travail considérable en amont et que vous bénéficiez d’un tarif de groupe sans égal. Si vos patients sont remboursés par les mutuelles c’est parce que nous avons passé des heures à discuter, argumenter convaincre ces mutuelles de les prendre en charge !!
 Si certains, démarchés par des commerciaux peu scrupuleux, ont pu se sortir de contrats pour lesquels ils étaient engagés pour plusieurs milliers d’Euros (Axecibles, annuaires fictifs), c’est parce qu’ils font partie d’une association.


Je pourrais en citer bien d’autres.
 Je voudrais donc rendre un vibrant hommage à toutes celles et tous ceux qui au sein d’une telle association donnent de leur temps et de leur énergie (quelques heures, des demi-journées voire jusqu’à plusieurs dizaines de jours par an pour les plus investis) pour la CAUSE de notre profession.

Qui acceptent, souvent dans l’ombre, de travailler au bien commun.

Qui croient à la primauté de la force collective sur l’individualisme.

Qui acceptent de passer au-dessus des critiques des beaux parleurs !!


Qui acceptent de prendre des coups de nos adversaires mais aussi hélas, de leurs confrères. 


Qui sortent de leur cabinet et élargissent leur vision du monde.

Qui défendent avec foi et constance leurs CONVICTIONS.


Qui se donnent les moyens de construire leurs rêves.


Qui se grandissent au service des autres.



Si, mon propos et nos échanges ont permis de vous apporter quelques lumières, j’en serais très heureux. S’ils ont permis de convaincre ne serait-ce qu’un(e) seul(e) d’entre vous à vous engager dans une association,
 s’ils ont permis de faire passer le message que notre profession a d’abord besoin d’engagement, de solidarité, de moyens financiers, …d’adhésions (dans tous les sens du terme !!), 
s’ils ont montré combien notre monde est complexe et combien difficile la mise en œuvre de projets, 

alors nous ne pourrons que, tous, nous en réjouir.


Comme je vous l’ai dit, des priorités et des obligations se font maintenant jour. Elles vont nécessiter beaucoup d’énergie, de temps et de présence. Je vais donc devoir vous laisser pour m’y consacrer totalement et ne pourrais venir aussi souvent et aussi longtemps que je le voudrais sur ce blog.
 J’ai pu aborder un grand nombre de sujets et ai tenté de vous apporter notre éclairage, sans jamais vouloir céder aux provocations et aux humeurs non productives, sans vouloir entrer dans des polémiques inutiles, souhaitant garder hauteur de vue et réflexion. 
J’espère y être parvenu.
 Je demeure bien entendu ouvert à tout autre échange et si vous souhaitez aborder d’autres sujets, je reviendrai très volontiers, dans quelques temps, en débattre avec vous.



Très cordiales et très confraternelles salutations.


Dominique

 

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seb 16/11/2012 19:26

Bonsoir.
Je me permet juste de noter le commentaire, que j'ai fait suite à celui de Mr Blanc.

"Bonjour Mr Blanc.

Ce que vous ne comprenez pas, c’est que personne, ne dit que les associations, ne servent à rien, bien au contraire.
Pour preuve, on vous demande de travailler TOUS ensemble !

Ce qui devient lassant pour bon nombre d’ostéopathes est le temps passé à taper sur les autres et à vous critiquez les uns les autres. Et ça vous ne pouvez pas le nier, il suffit de lire les
différents édito ou news de différentes associations.

J’en reviens toujours aux mêmes conclusions, ne serait-il pas temps de passer à un autre mode de fonctionnement, à savoir chercher le positif, plutôt que le négatif ?

Vous avez également raison de rappeler, que c’est le travail de l’ensemble des associations, qui à permis de faire de l’ostéopathie, ce qu’elle est aujourd’hui et non pas d’une seule ou d’un
groupement.

Mais nous nous inquiétons tous pour notre avenir.
Vous conviendrez, que la multiplication des agréments, la baisse de la qualité de formation, le nombre trop important d’ostéopathes présent et à venir (que vous relevez dans votre journal, page
33), ainsi que les études indiquant des baisses de CA (toujours dans votre journal, même page), sont des motifs suffisamment important, pour entretenir, nos inquiétudes.
Je reprends votre phrase de conclusion écrite en gras :
« L’ostéopathie n’est hélas plus une filière d’avenir »

Enfin, pour revenir sur le GFIO.
C’est une bonne chose.

Cependant, dans les statuts du GFIO, il est indiqué qu’il à pour but de créer un groupe unique au sein de la FEO, en autre.
Vous conviendrez également, que toutes les associations, peuvent ne pas avoir ce désir, de se retrouver sous la bannière de la FEO.
Le projet n’est donc pas aussi fédérateur qu’il le pourrait.

Maintenant, il existe de nombreux autres points sur lesquels toutes les associations sont en accord.
L’appartenance au GFIO, tout comme à la FFO, n’est à mon sens pas une condition sine qua non, pour que toutes les associations se rencontrent et travaillent ensemble.
Vous l’avez déjà fait par le passé, par l’intermédiaire de la plate forme d’action concertée.
Pourquoi ne le referiez-vous pas maintenant ?

Concernant le fait d’adhérer à une asso pro, je suis également de votre avis, il faut le faire.
Malheureusement et je le vois avec mes anciens de promotion, qui sont pour la majorité non adhérent (80%), ils me disent tous la même chose « De toute façon, ils ne sont jamais d’accord entre-eux,
donc je ne vois pas l’intérêt d’adhérer ». Et c’est un tord, je le rappel.
Je viens d’ailleurs, tout juste de renouveler mon adhésion.

Alors après vous me direz, que c’est un discours défaitiste, populiste etc… Mais c’est une réalité. La majorité des ostéopathes n’adhérent pas à une association, car vous mettez trop en avant vos
désaccords, plutôt que vos points de convergence, associé à une baisse pour certains de leur CA. Donc, ils font des économies, sur ce qui leur semble le moins primordial. De plus ils sont lassés,
de ces guerres de clochers.

Le jour où vous reprendrez des dialogues entre toutes les associations représentatives ou non, EN DEHORS DE TOUTES STRUCTURES, vous enverrez un message fort à la profession.

Et, je pense, car je suis plus optimiste que vous le laissez sous-entendre, que ces travaux communs, pourraient être également un message fort adressé aux pouvoirs publics, ainsi qu’à nos
opposants.

Bonne fin de journée, très cordialement
Seb. "

Bonne soirée et bon we, @ tous.

Nowar 16/11/2012 10:42

Merci mille fois à Alain pour autoriser et animer ce débat, merci dix mille fois à Dominique de s'exposer dans l'arène et de poser clairement les faits.
Visiblement, la réflexion est simple: pourquoi agir quand d'autre le font et tellement pas bien que j'ai la possibilité de les lapider paisiblement.
Oui, c'est vrai, il y a beaucoup d'ASP, parce qu'il n'y a pas qu'une seule vérité. A leur tête et dans leurs bureau, des confrères, avant tout des confrères ostéopathes, dont la seule arme est la
conviction et la foi dans l'ostéopathie. Et même, si nous ne partageons pas leurs idées, laissons les les exprimer, et remercions les quotidiennement de leur action.
Parce qu'au bout du compte, la véritable question qui se pose, occultée par tant de jugements anxieux, n'est pas tant ce que nos ASP peuvent faire pour nous, mais surtout ce que nous pouvons faire
pour nos ASP.
Parce que notre action individuelle même minime sera notre écot à la pérennité de l'ostéopathie.
Nowar

Jean Chardon 15/11/2012 23:44

Je suis simplement désolé que le ROF n'ai pas la carrure ni la stature à conserver une hiérarchie stable dans le temps...des egos qui se confondent.... des propos qui vont de même maniére vous
emmener où? difficile de vous prendre au sérieux!

Jean Chardon 15/11/2012 23:37

Juste merci dominique, (et Alain pour cette tribune), et pour celles et ceux qui n'auraient pas compris, prenons chacuns notre baton de pelerin et partons convaincre tous ceux qui restent sur la
touche, hermétiquement fermé à cette idée d'union, de confraternité au sens noble du terme!L'union fait la force? non? Allez, Dom n'est pas un prophéte ni un dieu, mais un guide qu'il est plutôt
réconfortant de suivre!

Thierry 15/11/2012 14:10

Bonjour,
J'ai lu avec attention les différents échanges qui nous ont été proposés.
Beaucoup dégagent des éléments intéressants et probants, tout a été presque dit ou avancé.
Monsieur Blanc a un discours bien rôdé, efficace, cependant lorsque l'on lit d'autres témoignages de responsables ou parties prenantes d'ASP, on trouve des réponses ou des justifications parfois
totalement opposées.
J'en veux pour preuve la première newsletter du ROF où Mr OTTOVALI affiche un argumentaire bien différent de celui de Mr Blanc quand au GFIO.
Il n'est pas lieu ici d'écrire comme un libre penseur ou donneur de leçon non investi, cependant je ferai remarquer à Monsieur Blanc que si le POF en est là aujourd'hui, c'est justement parce que
des personnes largement impliquées comme lui dans les fondements de représentations professionnelles donc investies à juste terme, sont incapables, de trouver une solution commune et pérenne.
Ce qui a été construit hier est détruit peu de temps après....
L'histoire de l'Ostéopathie en France en est remplie, je dirai malheureusement, laissant penser que personne ne souhaite véritablement faire progresser le sujet au profit de tous.
Les soucis que nous connaissons sont certainement appuyés par les décideurs politiques, les opposants médicaux et paramédicaux, mais également et pour moi surtout, parce que tous ces responsables
d'ASP agissent parfois comme des francs tireurs ou en donnent l'impression.
On l'a vu au ROF, au SNOF, à l'AFO, à l'UFOF, au SFDO et aujourd'hui à la Chambre...
6 ASP, un GFIO, une FFO, une PAC défunte...

Comment voulez vous que cela motivent les praticiens, et davantage ceux qui suivent cela au jour le jour, de s'impliquer dans ce qui est une arène à la Pyrrhus ?
Gageons que la réunion que vous aurez aujourd'hui permettra enfin de trouver un consensus tant espéré.
Cordialement.

Trickster 15/11/2012 15:11



Commençons par rendre à Monsieur OTTAVI MENAGER, nouveau président du ROF, sa véritable identité ne serait-ce que pour "ménager" son éventuelle susceptibilité. Les différents, ça peut commencer
par là. Une petite égratignure de l'ego et "hop" commence alors une sorte d'opposition consciente ou inconsciente à tout ce qui rappelle l'épine initiale.


Plus sérieusement, on ne peut pas s'attendre à ce que la présentation du ROF concernant le GFIO, soit tout à fait identique à celle qu'en fait Dominique Blanc, puisqu'on devine qu'il y a entre
les deux organisations une sorte de contentieux autour de ce sujet. Donc pas de surprise. Comment s'attendre à ce que des associations que l'on voudrait voir travailler ensemble et qui cheminent
chacune de son côté, présentent les choses de la même façon ? Si c'était le cas, il n'y aurait sans doute pas de problème et nous ne serions pas là à nous interroger pour la Nième fois : "mais
pourquoi ne s'entendent-ils pas ?"