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Publié par Trickster

 

 

Comme cela arrive de temps en temps, certains lecteurs nous faisant l’honneur de nous adresser leur prose, il arrive que certains de leurs commentaires nous semblent mériter un partage plus large. Aussi nous arrive-t-il de publier ces textes sous la forme d’un article, d’un billet ou autre dénomination qu’on veut bien leur donner.

C’est le cas cette fois pour ce qui est d’un commentaire de notre pacifique ami « Nowar » concernant l’article «  Orage, odes et espoir… ». Nous nous sommes  autorisés à aérer un peu le texte certainement écrit dans les vapeurs de la passion. N’en ayant, nous le croyons, aucunement changé le sens et l’intention, nous parions sur le fait que Nowar ne nous en voudra pas.

AA

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Où seraient les ostéopathes si quelques uns n'avaient créé les établissements qui les ont formés ?

A toute entreprise, ses risques et ses bénéfices. Seuls les bénéficiaires survivent. Les autres périclitent, s'épuisent, sont mangés ou disparaissent.


Alors que l'Académie d'ostéopathie, dont le budget repose sur 96 ou 98 membres, s'interroge et nous interroge sur l'avenir d'une recherche ostéopathique dont nous avons tous conscience qu'elle ne peut démontrer quoi que ce soit, parce qu'elle n'est pas « basée sur la molécule », parce que nous ne sommes pas des standards interchangeables, parce qu'entre deux opérateurs, un océan d'identité ouvre à une différence praxique.


Comparons les budgets des académies médicales, généreusement financées par les gouvernements (la médecine serait-elle le nouvel opium des peuples?) et par les dons non moins généreux des officines dont les avis éclairés des premières permettent un enrichissement mortifère, comparons ces budgets, donc, avec celui de notre pauvre petite Académie.


Qu'elle ait crû, comme la grenouille, est une autre affaire. Pourtant, la voici à l'agonie.


Aucun d'entre nous n'a les moyens de mener scientifiquement une recherche (je parle de science et non de la pseudoscience médicale) dans l'isolement de son cabinet. Quel budget serions-nous prêts à investir individuellement ? Calculons et comparons au budget de la recherche médicale. On l'a largement « dans le baba ».


Les seuls qui peuvent mener une politique de recherche sont les établissements de formation, mais isolés par l'ostracisme dans lequel les drapent la plupart de nos confrères (oublieux que leur cabinet se doit d'être bénéficiaire pour qu'ils en vivent), ils finissent par proposer des productions « médical-like » dont l'intérêt fondamentalement ostéopathique est mort-né dès sa conception.


Tout d'un coup, l'ostéopathie française existe, tout d'un coup, elle devient une profession honorable, tout d'un coup, elle devient pour des milliers ayant échoué à l'examen de notabilité suprême, l'entrée en médecine, l'issue de secours honorable.

Quelle aubaine, mes amis ! Et voici les colons avec leurs mules et leurs tamis, à la recherche des meilleurs filons. Et suivant cette ruée, les financiers sont là, cueillant allègrement les fruits de leurs efforts si vilipendés par ceux-là même qui devraient agir avec fierté et fermeté pour l'avenir de l'Ostéopathie.


Posons différemment, et sans aucune hystérie, le problème. L'attrait financier des écoles serait-il une passade? Peut-être est-ce l'investissement sur l'avenir d'une société dont les membres sont de moins en moins enclins à se laisser empoisonner en silence ? 
Ne serait-ce pas l'ébauche des moyens que nous espérons pour créer un modèle (véritablement) scientifique de l'ostéopathie, comme Drew le souhaitait face à l'empirisme des médicastres de son époque ?


Alors, que fait-on de bébé et de l'eau du bain ? Stigmatiser les écoles ou se tourner vers l'avenir, à un moment ou notre société vit une des plus grandes crises de son existence ?


Chacun est le maître de ses choix et de sa destinée. Les nôtres sont indiciblement liés à l'Ostéopathie.

Il n'y a pas de jugement, ni de condamnation, juste une prière.....pour l'Ostéopathie.


 

Nowar

 

 

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