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Publié par Trickster

 

 

"Frénésie de mariages hospitaliers."

"Boostées par la loi Bachelot, les stratégies de groupe ont le vent en poupe à l'hôpital", constate Le Quotidien du Médecin. Dans son dernier atlas des coopérations hospitalières, la Fédération hospitalière de France (FHF) dénombre "plus de 400 établissements engagés dans des projets de coopération", de type communautés hospitalières de territoires (CHT) ou groupements de coopération sanitaires (GCS). Sur ces 400 établissements, "une dizaine de CHU, 225 centres hospitaliers, 114 hôpitaux locaux et 10 hôpitaux psychiatriques" ont adopté ce genre de coopération. La FHF note que "la dynamique des stratégies de groupe des hôpitaux est très forte, mais encore inégale selon les régions". Interrogé par Le Quotidien du Médecin, Jean Leonetti, président de la FHF souligne les avantages de la coopération entre établissements : "Avec les coopérations, on adopte une vision très pragmatique de la prise en charge des malades. Elles sont à la fois un bâton (ne pas s'y mettre, c'est ne pas survivre) et une carotte (elles garantissent un mode de fonctionnement plus apaisé, moins tendu, en même temps qu'elles permettent de répondre à une attente de la population)".

  Extrait du quotidien du médecin du 11/10/2010.

 

Est-il permis d'établir une sorte de parallèle entre cet extrait du quotidien du médecin et celui cité dans l'article précédent, le premier reconnaissant que les patients n'étaient pas toujours bien traités à l'hôpital, le second appliquant d'une façon métaphorique la pratique de la carotte et du bâton aux hôpitaux résistants. Le choix suggéré étant le suivant : "ne pas s'y mettre c'est ne pas survivre", certains patients n'ont-ils pas déjà entendu ça, dans le cadre d'un protocole proposé ? Quant à la carotte : "elles garantissent un mode de fonctionnement plus apaisé, moins tendu, en même temps qu'elles permettent de répondre à une attente de la population" (les coopérations), garantit-elle un meilleur traitement pour les malades ou plus de fonctionnalité et plus de rentabilité ? Bien sûr cela s'adresse à des structures hospitalières mais cette expression sous la plume d'un médecin n'a-t-elle pas quelque chose de choquant ? Peut-on espérer qu'elle ne peut s'adresser et exclusivement, qu'à des entités administratives.

 

AA

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