Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Trickster

Graal-couche.jpgLes derniers points abordés suite aux questions de quelques intervenants sur les articles précédents ont amené Dominique Blanc à poursuivre l'éclairage des thèmes inévitables sur le chemin d'une union entre les ostéopathes pour parler, sinon d'une seule voix, au moins de voix consensuelles.

En même temps, c'est drôle comme en écrivant ces mots, union entre les ostéopathes, la sensation d'avoir évoqué une absurdité arrive à me rattraper.

Je l'ai déjà dit, deux ostéopathes d'origine différente, avec des pratiques différentes, peuvent marcher de concert, se respecter et pourquoi pas, finir par bien s'entendre, voire devenir de bons amis.

Mais dès que des groupes se constituent, autour d'une image, autour d'origines différentes, autour de certains intérêts qui ne tardent pas à apparaître et qu'il faut défendre, la capacité d'entente semble se réduire comme peau de chagrin.

 Le ton est donné d'un certain pessimisme quant à la suite de cette entreprise de dialogues, non préméditée, et de ses chances d'aboutir à un véritable débat comme semblent le souhaiter certains commentateurs.

 Les possibilités d'entente des associations ou des syndicats entre eux dépend de leur liberté de manœuvre respective, des engagements qu'ils ont pris et qui les lient, sans même évoquer la difficulté qui peut exister pour les dirigeants de ces groupes, à titre personnel, pour faire parfois le pas en arrière qui permettrait finalement d'avancer.

 Je doute sincèrement qu'un autre responsable d'association prenne le risque, car c'en est un, de venir exposer sa vision des différents items développés jusqu'à présent.

Bien sûr j'espère me tromper, mais je ne le crois pas.

L'idée directrice des derniers sujets de ce blog, comme l'écrit Stéphane Berthet (commentaire n° 30 Des traits ou trait d'union) n'est directrice que pour ceux qui l'émettent et si Dominique Blanc a exposé, seul, la vision dont il est le représentant, c'est qu'il est le seul jusqu'alors à avoir accepté de le faire.

Aussi les propositions de Luc Thoby (commentaire n°1 De l'union comme du Gral 2) que j'avais qualifiées d'un peu directives, me paraissent relever d'une certaine forme d'utopie. Et rien de péjoratif dans ce mot d'utopie, représentation d'une réalité idéale et sans défaut, qui est bien à la hauteur de ce qu'on peut rêver de mieux pour l'ostéopathie.

 

Suivent donc les retranscriptions des commentaires de Dominique Blanc, président de l'UFOF concernant la notion de représentativité  d'une part et le GFIO d'autre part.

 AA

 

 


Avant de répondre à Stéphane et Luc, je voudrais revenir sur deux points et en tirer une conséquence :

 

1) La représentativité

2) Le GFIO

 

La notion de représentativité chez les ostéopathes n’est pas une évidence pour tout le monde.

Aussi quelques précisions seront utiles.

 

Avant de commencer les négociations pour l’élaboration des décrets en 2002 avec les représentants de cette profession qui venait juste d’être reconnue par la Loi, le Ministère de la Santé avait besoin de connaître les organisations qui étaient véritablement représentatives des professionnels en exercice.

Comme cela se passe systématiquement dans ce cas, une enquête de représentativité fut donc diligentée par ses services.

Ce fut une enquête administrative rigoureuse qui aboutit à la publication d’un arrêté publié au JO en 2003 qui reconnaissait pour les ostéopathes 4 associations représentatives :

L’AFO, le SFDO, le SNOF, L’UFOF

Et pour les médecins ostéopathes une association "Ostéos de France".

 

Cet arrêté est toujours valable et il n’y a donc toujours que ces 4 associations.

 

Tout naturellement, en fonction des critères officiels de représentativité définis, le ROF ne fut pas reconnu représentatif.

 

Il l’a toujours systématiquement nié ou minimisé mais la Loi est la LOI.

La CNO ne participa pas à cette enquête. Aujourd’hui elle la nie, bien évidemment, puisqu’elle n’est pas reconnue, mais comme on dit, le règlement c’est le règlement !

 

Pour comprendre l’importance de cette représentativité, il vous suffit de suivre un peu l’actualité et vous constaterez que toutes les négociations importantes se font entre le gouvernement et les associations représentatives.

Les Ministères consultent toujours très largement d’autres organisations mais au moment des négociations ce sont les associations représentatives qui sont conviées, écoutées et parfois … entendues (!!) à la table des négociations.

Nous pensions donc que si les 4 associations représentatives commençaient par s’entendre pour faire des propositions communes cela constituerait un plus certain pour notre profession.

 

La Proposition de créer le GFIO fut donc faite, d’abord pour les 4 mais aussi par souci d’élargissement et de consensus plus large pour y convier la CNO et le ROF.

 

Je vous invite à voir sur notre site, dans les news, l’historique de sa composition. (Cela évitera peut-être à quelques-uns de nous faire indûment des procès d’intention sur notre absence de volonté de nous unir !! Et pour ceux qui ont la mémoire courte, nous rappellerons au passage que l’UFOF fut aussi l’initiatrice de la Coordination Nationale des Ostéopathes dite CNO !! Eh oui). Rien ne vaut des textes et des preuves écrites pour tordre le cou aux insinuations parfois malveillantes diffusées ça et là.

 

Quoiqu’il en soit, le GFIO est, jusqu’à preuve du contraire, la seule véritable expérience officielle (association déclarée) d’union d’associations.

 

Même imparfait, même critiqué, il constitue une approche intéressante de la collaboration entre associations :

 

L’AFO, la CNO, le ROF, le SFDO et le SNOF ont été sollicités pour constituer un groupement national au sein de la Fédération Européenne des Ostéopathes (FEO), sur le modèle de ce qui fonctionnait en Belgique, en Espagne et en Italie.

 

Au niveau de l’Europe tout fonctionne parfaitement bien et les associations françaises sont solidaires pour faire entendre la voix de la France. Fernand-Paul Berthenet représentant de la CNO a pu lui-même s’en rendre compte plusieurs fois !! Nous avons réfléchi, délibéré et … voté ensemble au nom de la France !!

 

Tout naturellement, le travail commun a permis de constater que le partage d’actions communes était possible. Et que ce qui l’était au niveau Européen pouvait être transposé au niveau national !!!

 

Nous avons donc évoqué la possibilité de reproduire cela au niveau national selon des principes simples :

- Unanimité

- Présidence tournante

- Indépendance

- Mutualisation des frais

 

Et cela a très bien fonctionné.

Exemples : Courriers communs, code de déontologie, rendez-vous communs, réalisation de documents communs.

C’est donc une véritable association (constituée en 2012 selon le Droit local Alsace-Lorraine) qui fonctionne et trouve un consensus sur bien des sujets.

 

Chaque association conserve bien sûr tout à fait son autonomie et si elle veut prendre position sur un sujet qui n’obtient pas l’unanimité au sein du GFIO, elle peut le faire sous sa propre bannière.

Et lorsque l’unanimité des associations est obtenue nous publions un document sous le sigle GFIO !!

 

Je cèderai ma place de Président (que j’occupe en tant que président de l’association initiatrice) en fin d’année comme il en était convenu et la présidence sera exercée par Michel Sala.

(Anecdote savoureuse : par ordre d’arrivée, le Président de la CNO aurait du prendre cette présidence si la CNO était restée au sein du GFIO !!)

 

Ce système souple et respectueux de chacun, permet une réflexion, une décision, et une responsabilité partagées, et cela évite tout problème HEGEMONIQUE.

Il n’y a pas de prise de pouvoir de l’une par rapport à l’autre ou aux autres !!

 

C’est sans doute cela qui donne bien des boutons à certains et c’est aussi peut-être cela qui agace tant ceux qui voudraient mener le monde ostéopathique !!!

Ne trouvez-vous pas, quand même, un peu fort de café que certains, le mot union sans cesse à la bouche, fassent maintenant la fine bouche devant cette union réelle et tente de nous discréditer.

(Ne sont-ce pas d’ailleurs les mêmes qui ont été d’un silence radio assourdissant pour saluer cette initiative !!)

 Bref, passons, le GFIO existe et vit sa vie unitaire et souhaite dans cette logique de représentativité, de cohérence, d’indépendance et de consensus faire avancer notre profession.

 Dans cette logique, début octobre, le GFIO a adressé un courrier au SFDO lui proposant que les 4 associations représentatives, indépendamment des unités d’enseignement, recherchent leurs points de convergence afin de réaliser un document commun.

 Nous y précisions qu’ensuite nous pourrions associer la CNO et le ROF

Nous avons également, en toute transparence, informé de notre démarche la CNO et le ROF.

 Nous ne manquerons pas de vous informer des suites données à notre proposition.

Nous pourrons alors peut-être voir si les intérêts communs prennent enfin le pas sur les intérêts individuels et privés.

 Bonne soirée

Dominique

Commentaire n°32 posté par Dominique BLANC  mercredi 7/11 à 00h59.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article