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Publié par Trickster

 

 

images-copie-4.jpegAprès les réactions déclenchées par la question de l'Union avec un grand U, vient le moment d'un début de tentative de mise en ordre, de compréhension des éléments en présence, nombreux, complexes, parfois facilement formulables, d'autres fois penchant plus volontiers vers l'indicible. 

Rien de facile.

Nombreux échanges entre relativement peu d'interlocuteurs, et puis pelle-mêle, des questions sérieuses, des expressions plus chargées d'émotions que de vraies réflexions, un étrange attachement à l'anonymat qui incite finalement à se détourner de ce qu'il n'est pas possible d'identifier, une certaine patience aussi, et puis face à des questions que tout le monde se pose, le parti pris courageux d'un président d'association, Dominique Blanc pour le nommer, qui accepte de répondre et d'apporter son éclairage sur certains sujets essentiels, apparemment source de séparation entre certains des acteurs de la politique professionnelle à mener pour l'ostéopathie et les ostéopathes.

Tous ces échanges figurent essentiellement au bas des articles : "Il faut s'unir qu'ils ont dit" et "Traits d'union ou trait d'union".

Cependant il nous semble un peu difficile de tirer tout le profit de ces commentaires dans une succession qui peut être parfois déroutante. Aussi, nous avons pris le parti de tenter une synthèse entre les différentes questions et de présenter les réponses. Par avance nous savons bien que cette formule ne donnera pas satisfaction à tout le monde, mais encore une fois chacun peut tenter de s'y retrouver en allant fouiller les commentaires. Volontairement nous laissons de côté l'épisode très polémique du RSI, les données étaient simples, les résultats ont été décevants mais sans doute pas seulement du fait d'une dispersion des voix des ostéopathes.

 

 

Un thème central, celui de la désunion et de "l'impossibilité" de se rencontrer de la part des responsables a été évoquée, pour ne pas dire rabâchée par certains, stigmatisée toute référence au passé, et montrée du doigt la responsabilité de ces représentants d'associations et de syndicats  ainsi que leur "soif de pouvoir".

Sur un certain nombre de questions, les approches de nos instances ostéopathiques montrent une grande différence voire une totale opposition. A cela, il y a des explications qui échappent nécessairement à beaucoup de professionnels qui ne sont pas dans le secret des couloirs. C'est sur ces questions importantes voire essentielles que nous pensons utiles d'attirer l'attention des lecteurs. Ce sont donc des réponses de Dominique Blanc que nous publions mais, comme l'a souhaité Luc Thoby ostéopathe à Vannes, si le SFDO souhaitait exposer sa version nous n'y serions évidement pas opposés.

AA

 

Bonsoir Luc, merci pour tes commentaires.

Retenu par quelques menus soucis, je reviens donc vers toi et poursuis mon propos sur l’union. Je répondrai également plus tard à Stéphane.
Pour clore la parenthèse anonymat, je te précise que je ne fuis pas le dialogue (la preuve !! je viens vers toi !! ).

Comme nos échanges vont certainement perdurer quelques temps, je souhaite simplement que nous ayons des échanges responsables.
Lorsque quelqu’un critique ou dénonce de façon anonyme, il n’est pas responsable de ses propos. Quel crédit accorder à des propos anonymes ?
A l’heure où l’on se plaint du manque de responsabilité de notre société et de notre profession, nous essayons dans notre combat de lutter contre ça.
L’anonymat est une déresponsabilisation, je ne le cautionne donc pas.
Tu permettras de pouvoir assumer ses prises de positions. Mon propos peut déranger ? Eh bien j’assume !! 
 

Je ferme cette parenthèse et reviens sur l’union.

Pour qu’il y ait union il faut une convergence de vue, une volonté commune, le respect de chacun et des objectifs convergents sans influence extérieure.

Je suis d’accord avec toi lorsque tu dis que l’on n’est pas obligé d’être d’accord sur tout. En effet, tu n’as pas répondu sur les items que j’ai proposés mais il paraît bien sûr évident que bien des divergences séparent les associations sur ces sujets.
 

Quels sont ceux qui peuvent nous réunir ?

Je pense que tout le monde est à peu près d’accord pour demander l’émergence d’une profession ostéopathe, vouloir limiter le nombre d’écoles et contrôler la démographie. Les différences s’expriment pourtant même sur ces évidences sur les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir. On pourra revenir ensuite sur ces différentes manières.

Je suis d’accord avec toi sur le fait que personne ne détient la Vérité. D’abord qu’est-ce que la Vérité ? Nous ne prétendons nullement la détenir.

Nouvel aparté. Tu remarqueras que je dis nous en parlant de l’UFOF car les décisions et orientations que nous prenons, les objectifs que nous déterminons sont pris collectivement au sein de notre conseil d’administration de 12 membres. Il y a donc une vraie co-responsabilité ! 
 

Nous avons, comme je l’ai précisé des convictions que nous défendons, des objectifs et, sans vouloir paraître prétentieux, aussi un certain savoir-faire que, peut-être, d’autres ne possèdent pas sur les dossiers politiques et administratifs. Cela n’est en rien du au hasard.
Je suis heureux de venir vers vous vous apporter notre vision sur un certain nombre d’éléments en espérant vous éclairer sur des sujets qui sont souvent bien compliqués.


Sur les items que j’ai proposés dans ma dernière intervention, prenons-en deux significatifs :

profession de santé et ordre :

Profession de santé :

La position de l’UFOF est simple.
A l’heure actuelle et je dis bien à l’heure actuelle, il est illusoire et même dangereux de vouloir demander à être une profession de santé car compte tenu du niveau de formation nous ne pourrions qu’être intégrés dans les auxiliaires médicaux et donc sous le contrôle des médecins.
Que certains veuillent prendre le risque de nous mettre sous ce contrôle ou nous faire inscrire dans le livre des auxiliaires médicaux est pour nous, pardonne-moi, irrecevable.

L’histoire du livre 5 est également une chimère absolue. Imaginer que l’on puisse créer un nouveau livre du Code de la Santé est « angélique ».

Petite anecdote : l’attaché parlementaire du Pr Debré qui avait rédigé la PPL nous a confirmé en off que ce serait «compliqué » !! 

Je sais que beaucoup d’ostéopathes souhaiteraient nous voir au même niveau que les médecins. Certains ne rêvent-ils pas de s'entendre appeler Docteur !?! 
Intention louable mais … ô combien irréaliste.
Cultivons plutôt notre spécificité et essayons de façon pragmatique de nous battre pour ce qui peut être réalisable.

Ordre :
Si je résume la position des associations

Le ROF et le SNOF sont pour
L’AFO le SFDO, l’UFOF sont contre
La CNO je sais pas encore trop ce que pense son nouveau Président.

Je pourrai si tu le souhaites développer les raisons qui font que nous pensons que le problème d’un Ordre n’est absolument pas d’actualité mais on constatera seulement que, là aussi, il n’y pas convergence de vue.

Alors sur quoi pouvons-nous avancer ?

L'élément le plus important est le niveau de notre formation.
A l’heure d’aujourd’hui, le Ministère semble (je demeure prudent) intéressé par cet élément et par la notion de référentiels. (formation, métier et compétences).
L’idéal serait que les écoles se réunissent toutes pour en définir un de commun. La balle est dans leur camp.

Est-ce que le SNESO, l’INFO et ….Novétudes accepteront de collaborer ? Est-ce qu’ils intégreront dans leur réflexion les autres écoles. ?
Je te laisse le soin de répondre.
Ce serait en tout cas leur seul moyen d’être crédibles.

Sur le référentiel métier, je pense que les associations pourraient trouver un consensus.
A une seule condition (tu vas dire : déjà une condition !! )

Elle est simple, que les 6 associations socio-professionnelles se réunissent SANS les collèges et définissent un référentiel métier commun entre elles !!

Pour mémoire je te rappellerai qu’en 2010 nous avions été invités par le SNESO à travailler sur un référentiel formation. Nous avions émis un souhait. Que, par cohérence, on tienne compte du référentiel européen de la FEO. Il fut jugé trop simple. Nous proposâmes alors de réaliser sur la base du référentiel européen un référentiel adapté à la France. On nous ignora.
Nous réalisâmes en quelques semaines, un référentiel avec Guy Le Boterf sommité mondiale des référentiels de santé en collaboration avec Bertrand Ludes Doyen de la Faculté de Médecine de Strasbourg que les ostéopathes connaissent bien !!

Nous le proposâmes au SNESO qui choisit …notre exclusion du groupe car il n’allait pas dans leur sens!!
Tu comprendras sans peine la nécessité que les professionnels soient indépendants des écoles !!

Ce référentiel est maintenant devenu pour le Ministère une … référence !! 

Merci pour ta patience. Je te souhaite un très bon week-end !
Dominique

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cherche femme russe 20/12/2012 16:27

le graal et utiliser dans les mariages orthodoxes il me semble ?...

seb 05/11/2012 13:57

Bonjour,
Je vois au fur et à mesure, que finalement, même si mes questions semblent en intéressés certains, elles sont beaucoup plus gênante pour d’autres.
Nullement l’envie de « troller », ce blog, comme indiqué par certains anonymes également, juste une envie de faire bouger les choses et d’obtenir des réponses.

Chose surprenante, nous avons eu l’occasion, lors d’une rencontre entre confrères d’évoquer ces points, et il semble que mon opinion, soit partagée par de nombreux ostéopathes, membres de diverses
assos, ou non adhérent, jeune comme anciens diplômés, d’étudiants, et même d’ostéopathes internationaux…

Je ne souhaite pas polluer, le nouveau sujet ouvert par Luc, donc je ferais mon constat et mes propositions ici :

1-Arrêter cette communication pleine de sous-entendu, envers les autres ASP. Ca n’à rien de constructif, ça nous discrédite et au final ça lasse la profession. En effet cette dernière, ne voit au
final, plus que vos désaccords, plutôt que le travail que vous effectuer.

2-Même si des points divergent, il faut essayer de ce recentré sur ce qui nous rapproche, à savoir au moins la formation et la pratique.
Il est urgent et impératif, qu’un travail commun des différentes ASP, soit fait, afin d’établir un référentiel de formation, afin d’uniformiser la formation et la profession.
Même si certaines écoles, y seront réfractaires, ce travail, enverra un signe fort, à la fois à la profession mais aussi au gouvernement.
Nous voulons nous prendre en main, nous devons nous en donner les moyens, et nous devons arrêter nos guerres de clocher, pour le bien être de tous.
-Il est important, que dans ce référentiel, soit évoqués le nombre d’heure pratique et théorique, mais aussi le nombre d’heures clinique. Lorsque je parle de clinique, je veux dire avec un vrai
patient et un vrai traitement. Que l’observation d’un professionnel, ne soit pas incluse dans ces heures.
-Il est important de donner de la crédibilité aux enseignants, en proposant que ceux-ci aient un vraie maîtrise de leurs cours, soit par des D.U. d’Anatomie par exemple, ou que le cours de
traumato, soit fait par un traumato et non par un jeune diplômé de l’année précédente.
-Enfin, pour les cours pratique, on peut imaginer, une formation en pédagogie obligatoire, 2 années d’assistanat de prof et 5 ans d’expérience en cabinet, avant de donner des cours.

Après je sais bien que ce travail ne va pas révolutionner la profession, mais il pourrait être rendu opposable aux écoles.
A ce moment là, on retrouvera ces situations :
a-Une partie des écoles accepte, ce référentiel
b-Une partie le refuse.
c-Une partie ne se prononce pas.

Toujours est-il que vous pourrez arriver devant les pouvoirs publics avec un projet solide, et avec une liste des établissements acceptant de s’y soumettre ou non.

3-De la même manière, il faudra s’assurer, que ce référentiel est bien appliquer. Dès lors, j’imagine une commission, d’audit, mise en place par nos ASP, étant donné que l’état ne le fait pas.
Afin, de ne pas avoir de conflit d’intérêt, les membres de cette commission, seront un membre de chaque ASP, un membre de chaque assos de patients et de chaque assos d’étudiants.
Là encore plusieurs possibilités :
A1-Une partie des écoles accepte l’audit.
A1.1-Soit il est bon à l’unanimité, et dans ce cas l’école peut-être référencée, comme se pliant aux recommandations de bonne pratique des ASP et elle s’y tient.
A1.2-Soit, il est négatif, et cette commission indique quels sont les éléments à revoir, pour cette/ces écoles. Elles auraient alors un an, pour ce mettre en règle, un peu à la manière, des
contrôle des restaurateurs.
A2-Une partie refuse cet audit. Dans ce cas les ASP, communiquent sur le fait qu’elles ne peuvent garantir la formation dans cette liste d’écoles.
A3-Une partie ne réponds pas idem.

Nous aurons au moins le mérite, à l’instar des chiros, de proposer un projet de formation fédérateur, transparent et une liste des établissements, acceptant de s’y soumettre ou non.

Dans un premier temps, je souhaitais, que les directeurs d’écoles y participent, mais si Mr Blanc, accepte cette vision entre les ASP, c’est déjà un premier pas.
Alors, pourquoi ne pas faire ceci, sans les directeurs d’écoles.
Les agréments devant être reconduit en 2013, il est important, que nos ASP, se réunissent au moins sur ce point avant le printemps 2013.

4-C’est le point, je pense qui va faire grincer le plus de dents…
Pourquoi ne pas proposer un examen national de tous les ostéopathes, afin de vérifier leur connaissance médicales.
Je sais, je serais le premier à râler de devoir passer un nouvel examen.
Mais au moins, il pourrait prouver que nous avons les connaissances suffisantes, afin de prendre en charge des patients, avec le moins de risque possibles.
De ce fait ceci, nous donnerais une légitimité à revendiquer de pouvoir pratiquer toutes les techniques qui nous sont enseignés, sans que nos opposants, les médecins et les kinés, ne puissent venir
nous attaquer sur notre manque de culture médicale et sur notre prétendue dangerosité.
Un peu comme ce qui se fait en Suisse.

5-Ensuite, il faut taper, là où ça fait mal. Au portefeuille.
Nos ASP, doivent faire des actions conjointes, et non de manière isolée, envers la fraude à la SS. Devant le contexte économique de la France, et le nouveau budget de la SS, une parole unie envers
le gouvernement et les tribunaux, ne pourra qu’être entendue.

6-Au final ouvrir les yeux, et voir que les 2 modèles que sont le GFIO et la FFO, ne sont pas aussi fédérateurs que nous le voudrions, puisqu’ils ne réunissent pas l’ENSEMBLE des ostéopathes. Dès
lors, pourquoi ne pas imaginer, des concertations récurrentes, sous forme d’assises afin d’établir une ligne directrice commune sur les projets qui nous rassemblent, ceux évoqués ci-dessus.

Voilà, j’ai peut-être encore parlé pour rien dire, ou mon intervention est encore un coup d’épée dans l’eau, mais au moins, j’aurais évoqué, ce que je souhaite évoquer.

Bonne semaine @ tous.

snos 03/11/2012 13:55

Bonjour,

Article intéréssant sur lequel on pourrait apporter des réponses précises, nous le ferons peut-être en fonction des diverses réactions.
Juste pour nous, une omission qui nous parait préjudiciable: Le SNOS est l'un des 4 syndicats professionnel d'ostéopathes, à côté d'associations 1901 ou 1908 regroupant également des ostéopathes.Il
n'est pourtant pas cité parmi les organisations professionnelles dans cet article. Pourtant le SNOS prend toute sa place dans les travaux actuels, soyez en certains! Un oubli sans doute!

Trickster 03/11/2012 14:36



Merci, Monsieur ou Madame snos, pour l'intérêt que vous montrez pour cette publication. Si ON peut apporter des réponses précises, et bien qu'ON le fasse sans hésiter elles seront évidemment
prises en compte si elles sont intéressantes pour tous et non pas juste pour vous, omission préjudiciable.


Dans l'attente donc...


Bien à vous


AA