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Publié par Trickster

Ce titre est un clin d'œil à Jean Louis Boutin qui, par quelques graffitis sur un certain mur, reconnaît implicitement n'avoir pas su échapper à toutes les piqûres de moustiques au cours de sa vie.

Sautant de ce mur en même temps que sur l'occasion qui m’est offerte, je me pique de profiter avec un à propos dont je laisse mes lecteurs s'esbaudir, de cette allusion aux moustiques et à leur cruelles attaques, pour vous suggérer une lecture aussi agréable qu'enrichissante.

Bien qu'elle aborde pour l'essentiel un sujet des plus graves, peut-être même le seul sujet qui nous intéresse au fond, même si on n’en est pas conscient, même si on en parle le moins possible, à savoir la mort et l'angoisse qu'elle ne manque pas de susciter un jour ou l'autre chez chacun et chacune d'entre nous. 

N’entendez pas que cette suggestion se double d’une manière d’échapper à l’une ou l’autre des 65 espèces de ce cruel Culicidae répertoriées en France métropolitaine, mais elle pourrait détourner un temps cette espèce de paranoïa obsessionnelle que ces bestioles savent déclencher en nous avec tant de facilité.

 

Bon, "il" va le dire ou pas ?

"Il" l'a déjà dit puisque le titre de ce livre figure en haut de cette carte postale de vacances.

Le jardin d'Epicure, excellent livre d'Irvin Yalom constitue une excellente lecture pour les vacances. Ce livre est aussi intéressant pour le lecteur à titre personnel, que pour les patients de ce même lecteur, si tant est qu'il peut modestement ou non, et d'une  façon plus ou moins claire, se ranger dans la catégorie des thérapeutes.Irvin Yalom

Au travers de ce qui constitue notre but (redouté) à tous, la fin de la vie, c'est la relation à soi et bien entendu la relation aux autres qui sont abordées de façon passionnante dans ce livre. 

Que redoutons nous vraiment ? La réalité d’un éventuel futur (très hypothétique) pour les croyants, ou la perte définitive du passé pour les autres. De quoi avons nous besoin pour accepter de disparaître ? De quelle type de consolation ?

Epicure semble avoir fourni à l’auteur le point d’appui pour l’écriture de ce livre.

 

« Epicure et sa sagesse éternelle

Pour Epicure, la mission première de la Philosophie était de soulager la misère humaine. Et la cause de la misère humaine ? Epicure n’avait aucun doute sur la réponse à cette question : c’est notre peur omniprésente de la mort. » (p 71) mo» (p 71)le-jardin-d-Epicure.gif

 

C’est dans son jardin que seront recueillies une partie des graines semées tout au long de ces pages pour permettre à chacun un autre regard sur l’inéluctable issue de la marche (plus ou moins longue) entamée depuis la naissance.

C’était comment avant ? C’est comment après ? Pas de quoi se rendre l’existence difficile.

 

AA

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