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Publié par Trickster

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Le texte suivant, publié par Actus Univadis, laisse penser que les français ressentent comme un malaise à l'issue de la publication de la liste des 77 médicaments qu'il faut bien considérer comme suspects, avant qu'ils soient avérés éventuellement dangereux. S'ils sont désormais sous surveillance renforcée, c'est probablement qu'ils étaient déjà sous surveillance auparavant, donc pas fiables à cent pour cent. Donc entendons bien, car c'est très exactement ce que cela veut dire, qu'il circule sur le marché des produits qui ne sont pas fiables sur le plan de la sécurité des patients. L'efficacité est après cela un autre débat

Que certains s'étonnent que cela freine la consommation de médicaments dans la proportion d'environ 16% des patients est en soi étonnant. Au fil des années, des productions pharmaceutiques sont régulièrement abandonnés pour cause d'effets secondaires plus ou moins fâcheux. Cela signifie que régulièrement des médicaments dangereux sont prescrits, distribués, et consommés ; alors qu'on mette sous surveillance une telle quantité de produits, n'a évidemment pas de quoi encourager le patient. Seize pour cent ne les consomment pas soit, mais les ont-il acheté ? Sans doute. Voilà de quoi contribuer au trou abyssal de la sécurité sociale. Il en va de même de tous les examens demandés, scanner, IRM, pour des diagnostics simples qui étaient autrefois établis par le médecin d'expérience. Mais consommation oblige, il faut consommer du médicament, amortir les matériels sophistiqués qui conduisent à prescrire des scanners ou plus, pour des raisons souvent discutables aux dires d'un certain nombre de médecins d'ailleurs. Comment combler un trou que tout concourt à creuser d'avantage. Voilà encore un "mystère" qui n'est pas près d'être résolu.

Liste des 77 médicaments sous suivi renforcé : les patients désorientés

"Selon les données qui nous sont parvenues, un patient sur six ne prend plus ses médicaments par défiance après la publication de [la] liste" des 77 médicaments sous surveillance renforcée, note le Pr Pierre Joly, de l'Académie de médecine. "Les malades sont un peu perdus, ils ne savent plus trop s'ils doivent ou non arrêter leur traitement. Ni par quoi le remplacer". Afin de rectifier le tir, le ministère de la Santé est en train d'établir une deuxième version de la liste qui "fera davantage de pédagogie, afin d'expliquer plus clairement aux patients ce qui est dangereux et ce qui ne l'est pas", annonce Jean Gardette de l'Afssaps. Par ailleurs, un des responsables du Conseil de l'Ordre des médecins, le Dr André Deseur, indique dans Le Parisien "trois règles à respecter" : ne pas interrompre son traitement de manière intempestive, joindre son médecin ou son pharmacien et respecter les doses prescrites.

 

On ne peut que constater une certaine ambiguïté dans ce texte qui laisse entendre que ce qui est dangereux est déjà connu et qu'il suffit de demander à son médecin. On peut s'attendre à ce que tout soit expliqué d'une manière très pédagogique, c'est à dire en prenant les patients pour des enfants, et à partir de là tout ira mieux. Les patients sont priés de ne pas réfléchir, on le fait pour eux.

Quelle chance !

 

AA

 

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Nowar 20/03/2011 12:25


Il faut sauver le soldat....... choisissez les options que vous voudrez. Victimes, sauveurs et bourreaux, la main dans la main. S'il pouvaient nous lâcher les valseuses!!!!!
"Felix qui potuit causas rerum cognoscere". Si pleureuses il y a , c'est qu'elles accompagent un cortège funèbre. Celui de la vision technique de l'ostéopathe, concurrencé dramatiquement par cette
foule dont l'ambition n'est que de porter un titre.
A force de se retourner dans sa tombe, je pense qu'au cimetiere de Kirkville, la tombre d'Andrew Taylor est la seule climatisée....


peronnet 11/03/2011 14:58


C'est clair que nous sommes dans un pays où l'abus de pouvoir thérapeutique est de mise.Pourquoi accompagner la vitalité des patients alors que la prise en charge est beaucoup plus simple et
lucrative.Au fait, ce fameux trou de la sécu sert -il les intérêt de certains: un trou peut en cacher un autre...genre les dépenses du "train" de vie de l'état,ah? mais oui!on dit plutôt: un train
peut en cacher un autre. Mais où se trouve celui de l'ostéopathie?sur une voie de garage,sans locomotive?


Trickster 13/03/2011 08:55



L'ambiance n'est décidément pas à l'optimisme que ce soit chez nous ou loin de chez nous. Il y a une référence que j'ai bien aimée ce matin en écoutant la revue de presse d'Ivan Levaï, c'est
celle de Sisyphe poussant son rocher indéfiniment et qu'il faut néanmoins imaginer heureux. Sisyphe n'était pas, selon la légende, un personnage exempt de reproches, loin de là, et quelque part,
nous sommes amenés à penser qu'il mérite son sort, en étant parfaitement responsable ; comme nous peut-être ?