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Publié par Trickster

 Jean Dewever flash

Lourd handicap pour un metteur en

scène,

dans une époque comme la nôtre,

où le talent consiste surtout à faire

parler de soi

avant d'avoir quelque chose à dire.

Yvan Audouard

Jean Dewever est un réalisateur et scénariste français né le 3 décembre 1927 à Paris (France). Il vient de mourir dans la deuxième moitié de ce mois d'avril dans la plus grande discrétion et sans doute dans la plus grande solitude.

Si je tiens à lui rendre hommage dans cette page d'enfants de Still, c'est parce qu'il accordait à l'ostéopathie une grande confiance depuis de nombreuses années. Comme il n'était pas du genre à faire des compliments pour obtenir des avantages, je sais que de sa part, cette reconnaissance était très sincère et je suis heureux d'avoir pu être le vecteur des services que lui a rendu cette médecine. Vis à vis de l'autre médecine, il n'était pas toujours très tendre, en tout cas pas pour ceux de ces représentants qui la pratiquaient sans conscience.

C'était un marginal qui n'a jamais voulu se plier aux obligations bien-pensantes, ni au politiquement correct. Toutes choses qui ne lui ont sans doute pas permis la carrière qu'il aurait méritée. J'avoue que j'ai de la tendresse pour cette marginalité là. Entre marginaux on se comprend et il faisait bien le lien entre la position de l'ostéopathie dans le monde de la santé et celle d'un cinéma qui a des choses à dire dans l'empire de la consommation.

Le film qui lui tenait le plus à cœur est incontestablement "Les honneurs de la guerre", politiquement incorrect dans la période où il est sorti en 1960, dont Jean Renoir a dit qu'il était un excellent symbole de la stupidité humaine. Des choses que l'orgueil des gouvernants n'aime pas entendre.

Affecté par les décès successifs de nombre de ses amis au cours de ces dernières années et pressentant probablement qu'ils annonçaient le sien il avait encore une soif de projets qu'il n'aura pas eu le temps de réaliser. 

Désolé cher Jean, d'avoir été pris de cours et d'avoir manqué de vigilance en ratant  ton départ.

Je me fais mon cinéma et j'imagine que tu peux enfin te faire celui de tes rêves, en toute liberté.

Avec une bise posthume.

 

Comte de Saint Germain.

 

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