Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Trickster

Franchement, est-ce que ça ne vous parait pas séduisant de passer du médicament au biomédicament. Eh oui, ça change tout. Le grand public était-il devenu plus grand ? En tout cas il commençait à douter un peu que le médicament soit toujours bon pour sa santé. Il faut dire que quelques scandales plus ou moins bien étouffés s'étaient relayés opiniâtrement pour mettre à l'épreuve le niveau de confiance de tout un chacun y compris celui de ceux qui se posaient le moins de questions.

On connaît le degré de ressource des communicants du marketting en général et de celui des laboratoires en particulier, alors peut-être est-on en train d'assister à un certain revirement du langage peut-être moins destiné à faire peur comme nous y étions habitués, et d'avantage à séduire en prenant le chemin du courant bio.

Avant de nous traiter de paranoïaque, lisez donc les deux brefs articles puisés dans les publications à caractère médical du mois d'octobre, le premier pour éclairer sur ce que l'on appelle un biomédicament, le second comportant étrangement une vision plus économique. Et faites vous une opinion, sans plus.

 

AA

  • JIM

Les biomédicaments sont des molécules complexes (beaucoup sont des protéines) produites à partir d’organismes vivants et non par synthèse chimique. Ils répondent à des besoins médicaux jusqu’alors non satisfaits en ciblant des points spécifiques de l’organisme, ce que des médicaments plus traditionnels ne peuvent pas faire. Ces traitements de pointe constituent un réel espoir pour les patients.

D’ici 2016, 7 des 10 principaux médicaments dans le monde devraient être des biomédicaments. Toutefois, la demande en hausse constante ne cesse de faire augmenter les coûts.

Les traitements par biomédicament coûtent en général 20 fois plus cher que les petites molécules « standard », souvent des dizaines de milliers de dollars par an. Par conséquent, dans certains pays, beaucoup de ceux qui en ont le plus besoin ne sont pas, ou risquent de ne pas être pris en charge  par les organismes payeurs.  (www.sandoz.fr)

 

Paris, le lundi 14 octobre 2013

 Plusieurs tendances émergent du nouvel état des lieux des biomédicaments en France que vient de publier le LEEM. Recensant les médicaments issus du génie génétique et les vaccins commercialisés en France au 31 mai 2013, cette mise à jour fait ressortir la commercialisation de 168 biomédicaments, dont elle effectue la classification en termes d'organes cibles, de classe thérapeutique et pharmacologique.

Les vaccins sont la classe prédominante

La classification par aire thérapeutique met en évidence le ciblage par l'ensemble des biomédicaments de 16 aires principales, dont 6 majeures : l'infectiologie (32 %), la cancérologie/hématologie (18 %), la rhumatologie (8 %), le diabète( 6 %), l'endocrinologie( 6 %) et l'hémostase (5 %). Dans la classification internationale ATC (subdivision en 13 groupes sur la base de l'organe ou du système sur lequel ils agissent), la classe de biomédicaments la plus représentée est celle des anti-infectieux à usage systémique (36 %). Et dans cette dernière classe on retrouve 97 % de vaccins d'après la classification ATC de niveau 2 (répartition en quatre niveaux supplémentaires sur la base de leurs propriétés chimiques, pharmacologiques et thérapeutiques). Les vaccins constituent ainsi la classe prédominante de biomédicaments ( 58/168 soit 35 %), selon la classification pharmacologique qui distingue 9 classes majeures. Les 4 autres classes principales sont les anticorps monoclonaux (17 %), les facteurs de croissance (9 %), les hormones (9 %) et les enzymes (8 %). Ces cinq premières classes représentent ainsi à elles seules 78 % des biomédicaments sur le marché français.

Les vaccins leaders en termes d'ASMR à ne pas confondre avec ASMR (Autonomous sensory Meridian Response)

L'état des lieux classifie d'autre part les 168 biomédicaments selon leur ASMR, en prenant en compte les réévaluations. Les ASMR obtenues sont pour 9 % de niveau I (progrès thérapeutique majeur), 12 % de niveau II, 18 % de niveau III, 17 % de niveau IV et 43 % de niveau V (absence d'amélioration). Si on exclut les vaccins, ces chiffres restent stables avec 7 % d'ASMR de niveau I, 14 % de niveau II, 18 % de niveau III, 21 % de niveau IV et 41 % de niveau V. « Les vaccins quant à eux ont obtenu : 22 % d'ASMR de niveau I, 6 % d'ASMR de niveau II, 19 % d'ASMR de niveau III, 3 % d'ASMR de niveau IV et 50 % d'ASMR de niveau IV », indique le LEEM dans son état des lieux.

Economie du biomédicament

Côté économie, en France dans la période de mai 2012 à mai 2013, ce sont cependant les anticorps monoclonaux qui représentent la part prédominante dans le chiffre d'affaires (CA) des biomédicaments avec plus de 2,5 milliards € pour les 12 mois sur un CA total d'environ 5,3 milliards. « Les vaccins, même s'ils concernent des populations cibles de taille beaucoup plus importante que les autres biomédicaments montrent une légère baisse avec -8 % en 2012 et -4 % en 2013», indique le LEEM. Ainsi malgré leur forte présence sur le marché, 35 % des biomédicaments, les vaccins « représentent à peine 8 % du CA total des biomédicaments en 2013 malgré leur rôle important en termes de prévention et de santé publique », avec un CA de 430 millions d'euros et un déclin par rapport à 2012. Une tendance en correspondance avec la désaffection des Français pour la vaccination, que l'on connait déjà.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Nowar 03/11/2013 21:51

Bientôt la bio ostéopathie?