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Publié par Trickster

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Après une assez longue pause, la rentrée des classes aidant, il est grand temps d'affuter les crayons même si ça n'est pas d'une utilité extrême pour la maîtrise du clavier.

Alors que dire avec cette rentrée, sur quoi s'ouvre-t-elle ?

Elle s'ouvre d'un certain côté, sur la médiatisation récente du rôle que peut jouer l'ostéopathie auprès des nourrissons, médiatisation qui a fait réagir comme toujours de manière contrastée.

En positif pour certains et c'est tant mieux, et plus ou moins en négatif aussi avec l'éternel argument qui rappelle qu'un certain nombre d'affirmations ostéopathiques n'étant pas prouvées scientifiquement il y a lieu d'en douter.

Vu de la fenêtre d'un universitaire c'est imparable.

Pourtant les effets sont là et ça, que certains le veuillent ou non, cela commence à faire partie de ce que l'on appelle la notoriété publique.

La notoriété n'a toujours pas valeur de démonstration, peut-être et surtout quand elle est publique car public rime d'une façon beaucoup trop pauvre avec scientifique, mais la notoriété peut devenir une chose qui dérange par la faculté qu'elle a de basculer assez vite vers l'évidence.

Alors certains ont envie de faire intervenir le volet dit scientifique, en proposant de mettre en place des études pour mesurer ce qui est de notoriété publique à l'aune de la démarche rationnelle sinon scientifique. Imparable également.

Mais là il ya un écueil dont il faut être conscient très vite.

Les nourrissons et leur(s) ostéopathe(s) n'ont pas à se plier aux exigences d'une étude, du moins pas de ces exigences qui font perdre son sens à la démarche ostéopathique, par contre, il est acceptable de passer par une étude dont les éléments protocolaires (décidément je déteste ce mot) s'adapteraient aux nécessités de la réalité ostéopathique et de son concept, et des résultats qu'elle prétend favoriser.

C'est ce délicat marché qu'il faut pouvoir faire entendre à des gens dont l'oreille n'a pas été préparée à percevoir cette sorte de musique, sans doute dissonnante par rapport à la formation reçue.

C'est l'occasion de rappeler que l'être humain, même s'il est un nourrisson, est essentiellement différent de tous les autres tout comme l'ostéopathe qui va le prendre en charge. Et pourtant, à chaque fois, il s'agit de faire le mieux possible.

Il s'agit donc d'abord de montrer des résultats encore et encore, jusqu'à convaincre les plus sceptiques, jusqu'à leur donner envie de changer de point de vue, condition essentielle pour accepter la discussion et éventuellement amender un discours installé depuis le diplôme de médecine.

Ce n'est pas l'individu qui doit être soumis à la science, mais c'est la science qui doit s'adapter à ses besoins. Voilà peut-être un postulat qu'il faudrait poser une bonne fois pour toutes au moins dans le domaine de la santé.

Il semble bien que l'INSERM, avec toute la rigueur qui la caractérise, commence à s'ouvrir à ce genre de considérations, se montrant ainsi plus malléable que d'autres intermédiaires n'ayant peut-être pas vraiment envie de voir ce genre de démarches couronnées de succès.

Peut-être qu'à Bordeaux en particulier, ce genre de considérations pourrait apporter une base de discussion pour les très vraisemblables échanges consécutifs à l'article du Monde et à l'une des réponses qu'il avait suscité.

 

Un autre volet sur lequel s'ouvre la rentrée, c'est le commentaire de la FFO concernant la proposition Debré. Il se veut constructif et s'oppose à la fin de non recevoir manifestée par le GFIO

Certes on ne pouvait pas s'attendre à une attitude similaire des deux groupes sinon il serait devenu évident qu'ils devaient se réunir, mais il reste à savoir si cette relative opposition n'est qu'une affaire de posture ou bien si elle correspond réellement à une analyse différente de la proposition Debré et des risques supposés ou réels qu'elle sous-tend.

Parmi les enfants de Still, l'un des plus impertinents me souffle à l'oreille : "Tu crois vraiment qu'à part leur réélection quelque chose d'autre peut intéresser les députés de la majorité ?"

J'avoue que je ne sais quoi lui répondre. Et vous, vous avez une idée sur la question ?

 

AA

 

 
 
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