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Publié par Trickster

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Le 18 février, "grande réunion" entre les associations dites représentatives de l'ostéopathie en France. Avec un ordre du jour qui laisse un peu perplexe, en particulier le point numéro 1.

1 Etat des lieux politico-juridique : que fait-on ? Qui fait quoi et comment ?

 

Voilà une présentation qui sent son diplomatique à six lieux à la ronde. A moins qu'elle ne date du 18 décembre.

L'état des lieux ? Qui fait quoi et comment ? Ça me semble un peu hasardeux de livrer au hasard un secteur où on a vu les conséquences du talent "politico-juridique" du SNOF s'exprimer pleinement et à nouveau, il y a quelque jours. Peut-être faudrait-il, forts de cette expérience mettre fin aux actions de voltigeurs et surtout à celles dont les acteurs n'ont "pas peur de jouer les méchants". Donc, ne serait-il pas bon d'instituer un système de véto que les gens sensés pourrait émettre lorsque des projets s'avèrent particulièrement dangereux. Les auteurs ne peuvent pas dire qu'ils n'étaient pas prévenus.

J'ajouterai bien pour compléter ce point : Qui reste bien tranquille dans son coin ?

 

 Réflexion sur l’organisation de la profession au niveau national : la Fédération Française des Ostéopathes, la Plateforme des Ostéopathes Professionnels, autres projets éventuels …

Le deuxième point, lorsque le premier sera "sécurisé", risque d'être aussi assez disputé. Qui, en dehors de Philippe Sterlingot, auteur du projet, défend son modèle de Fédération Française des Ostéopathes ? Probablement les écoles qui y sont intégrées mais elles n'auront pas voix au chapitre ce jour là. Indéniablement, c'est séduisant cette idée de fédération qui rassemblerait tous les professionnels, qui permettrait de parler d'une seule voix (mais laquelle ?), qui permettrait d'avoir raison ou tort tous ensemble, qui permettrait de donner l'image d'une unité. Cette image d'unité tout le monde en rêve, sauf ceux qui y perdraient quelque chose.
En son temps, l'Union Fédérale des Ostéopathes de France était déjà un projet de fédération (1987). Elle était le passage d'un groupement d'écoles (FOF - Fédération des Ostéopathes de France) à un regroupement régional d'individus. 
A l'époque, elle proposait en quelque sorte à certains, de renoncer plus ou moins à une appartenance dont les détenteurs défendait qu'elle leur conférait "la légitimité ostéopathique". Mais il y avait aussi dans le mode de présentation de cette fédération, une forme d'autorité difficilement acceptable par les individualiste forcenés que sont les ostéopathes, surtout lorsqu'ils pensent, à tort ou à raison, qu'ils sont les seuls véritablement représentatifs. C'est du passé.
Mais n'y a-t-il pas dans le "Place aux actes !" de Ph. Sterlingot, une certaine forme d'autorité.
On peut comprendre que ce "Place aux actes" corresponde à la lassitude provoquée par une situation qui tourne en rond depuis trop longtemps. Mais on peut s'étonner en même temps que dans cette création "spontanée", sous le coup de l'agacement, figure aussi un groupe d'enseignements qui n'est forcément pas neutre dans l'affaire.
Bien sûr c'est éminemment souhaitable que du bric-à-brac de la formation actuelle émerge une forme de solution. Mais ce groupe n'est pas sans rappeler la Collégiale Académique et ses excès. Par ailleurs, est-il possible de voir recrutés, pelle-mêle, des associations et des individus sous une gouvernance qui semble demeurer celle du SFDO ?
Je crois Ph. Sterlingot trop intelligent pour qu'il ait pu penser réellement que sa proposition pourrait enlever l'adhésion générale. Par ailleurs, je ne suis pas sûr non plus qu'elle ait obtenu l'adhésion de l'ensemble des membres du SFDO.
Il reste donc beaucoup de questions dont il faudrait qu'il sorte néanmoins quelque chose de positif car il faut garder en vue que certains de nos plus fidèles ennemis n'oublient pas pendant ce temps, de travailler non pas pour l'ostéopathie
 mais pour la kinésithérapie.

 

3 Urgence démographique. Que fait-on ?

 

Sera-t-on bientôt contraint de déconseiller à tous les jeunes qui nous posent la question d'entreprendre une formation en ostéopathie ? C'est la tendance actuellement en cours chez pas mal de confrères qui vivent de leur cabinet et pas de l'enseignement.

 

4 Dérives commerciales de l’exercice professionnel.

 

Je les ai dénoncées à plusieurs reprises. Nous ne pouvons pas y faire grand-chose de plus en dehors de toute organisation de gouvernance.

 

5 Projet de communication et notamment de l’exercice exclusif de l’ostéopathie.

 

N'est-ce pas le moment d'avoir le courage de mettre en place une campagne qui incitent les jeunes à ne plus succomber à la tentation de la formation au rabais qui est le plus souvent proposée et encore plus depuis l'intervention percutante du Conseil Constitutionnel ?

 

6 La place de la déontologie : les axes de réflexion sous la houlette du ROF.

 

On sait ce que je pense de la houlette du ROF dans ce domaine. Il n'a plus guère d'autorité pour jeter la pierre (c'est le rôle de la houlette). Là aussi une amende honorable serait souhaitable. Ça n'est pas cher, c'est difficile à faire, mais pas tant que ça dans la mesure où les plus grands responsables d'un passé récent et fâcheux ne sont plus au premier plan, et ça pourrait rapporter gros.

 

7 Programmation du calendrier des réunions à venir, ainsi que des lieux.

8 Questions diverses.

 

Je ne doute pas que le constat de la situation dressé par le RNOC ne trouve une place extrêmement réduite lors des questions diverses.

 Peut-être serait-il temps aussi de prendre en compte la lassitude de tous ceux qui se désolent de voir l'ostéopathie dans une telle situation, grâce, en grande partie, aux premiers intéressés : les ostéopathes.

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peronnet philippe 19/02/2011 15:47


ca y est ! c'est fini!je viens de recevoir le rapport de la réunion...vivement la prochaine pour en savoir plus!enfin pour les rêveurs ,c'est le dur retour à la réalité,pour les autres, en se
contentera d'espérer,mais qu'y a-t-il au delà du désespoir? et pour en sortir ?J'aime bien cette allusion thérapeuthique de la mise sous préssion,mais le problème quand on perce un abçès:ça fait
mal et il faut se protéger des éclaboussures ... certains ne suportent pas la pression tellement ils sont réactionels,alors les techniques de l'egagération de lésion peuvent elles servir dans un
cas comme celà? Evidement c'est moins "glorieux" , face au trust...en tout cas, merçi pour vos propos ,qui font du bien, dans ces moments de crise identitaire .

Philippe


peronnet philippe 18/02/2011 13:04


Belle journée de reflexion que ce 18/02/2011!
vont-ils dépasser les luttes de pouvoir pour faire évoluer la situation?
Mais au fait la situation de l'ostéopathie actuelle n'aporte -t-elle pas des bénéfices à certains? pour évoluer il faut pouvoir lâcher l'attachement à ces bénéfices...
Vont ils parler de la toute puissance infantile de l'AFO qui détient le monopole de la visibilité des assoçiations dans les pages Jaunes ?
Vont-ils parler de l'ordre des kiné et de son désir de s'accaparer l'ostéopathie où son fax-similé?

Que d'espoir pour Don qui rote faces aux moulins à vents...enfin, pas façile par les temps qui cours de rester "zen" ,mais en situation de crise faut-il le rester?

Cordialement

Philippe


Trickster 19/02/2011 14:23



Voilà si je ne me trompe quelques questions qui s'ajoutent à toutes celles auxquelles nous ne savons pas répondre.


Je ne me fais guère d'illusion sur la capacité d'un certain nombre de personnes à évoluer. La seule manière de "les tenir" (et ça serait très prétentieux de le croire vraiment), c'est de les
maintenir sous pression en stigmatisant les incohérences que nous pouvons percevoir. Attachés aux bénéfices ? C'est sûr que ça concerne un certain nombre d'acteurs, mais il y a aussi des
bénéfices supposés de pure gloriole dont la majorité n'a que faire et qui ne sert qu'à faire briller l'écusson de certains.


Et l'intelligence que diable, tout le monde dispose-t-il du quota nécessaire à faire fonctionner sainement ce genre de responsabilités. Pas sûr, vraiment pas sûr.