Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Trickster

L'écoute des bébés

Une approche psychanalytique des bébés, voilà qui n'est pas tout à fait banal. C'est le sujet de la conférence de Nicole Yvert Coursilly, présenté par l'Académie d'ostéopathie le mardi 27 septembre à Paris.

L'auteur pose elle-même la question qui vient instantanément à l'évocation d'un tel sujet :

"Comment oser parler de la psychanalyse avec les bébés, qui ne parlent pas ? Peut-on se demander. Qui parle puisqu'ils n'ont même pas leurs parents comme porte parole ? L'analyste ?

On a raison de s'interroger sur les termes mais ce n'est qu'un paradoxe apparent. Rappelons que le langage inclut le champ non verbal. Et que les enfants peuvent avoir d'autres paroles que leurs parents."*

L'autre question qui nous concerne en tant qu'ostéopathes, est sans doute : que pouvons nous faire de cette question et des réponses qui vont lui être faite dans notre activité au quotidien ?

La première utilité de cette approche est probablement d'étendre nos capacités d'observation, d'affiner une écoute qui ne sera pas tout à fait celle d'une anamnèse et peut-être pas non plus celle d'un toucher qui cherche d'habitude à rendre perceptible une histoire, si brève soit-elle, par le compte rendu qu'en font les tissus.

Nicole Yvert Coursilly a consacré une grande partie de sa vie a travailler sur cette question et on peut penser sans trop de risque, que le résultat du travail d'une vie peut apporter quelques lumières sur ce qui nous échappe, sur ce que nous n'arrivons pas toujours à formuler des questions, des étonnements que nous pouvons connaître par la fréquentation de nos plus jeunes patients. Voilà donc une opportunité d'augmenter un peu le champ de nos connaissances ou qui sait, le nombre de nos questions ce qui revient un peu au même.

Alain Andrieux

Pour en savoir d'avantage :

https://academie-osteopathie.fr/civicrm/event/info?id=19&reset=1

* Nicole Yvert Coursilly, Accomplir la promesse de l'aube, La plaine Saint Denis, éditions des crépuscules, 2016. p19

Commenter cet article