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Publié par Trickster

Couleur de rentrée

Ceci serait-il un retour ? Les vacances ont du plomb dans l'aile, le temps est moins beau mais encore plutôt disponible, alors pourquoi pas ? mais ça ne suffit pas, il va falloir trouver un sujet digne d'intérêt, en tout cas plus important que celui d'une simple reprise de parole interrompue depuis plusieurs mois.

Essayons toujours.

Si le monde est plus agité que jamais, il semble que dans le microcosme ostéopathique, les choses s'étaient relativement apaisées depuis la publication des décrets du mois de décembre 2014 annonçant l'espoir de réduction du nombre, devenu catastophique, des écoles dites de formation en ostéopathie.

On parlait d'une soixantaine d'écoles, trente sept seulement semblent avoir fait la demande d'un agrément et à l'arrivée, vingt quatre écoles, pas d'avantage, ont obtenu ce droit de continuer à former des étudiants pouvant prétendre à obtenir le diplôme les conduisant au titre d'ostéopathe.

Sur le fond, chacun de ceux qui étaient préoccupés par l'augmentation, souvent qualifiée d'exponentielle, des nouveaux diplômés à la fin de chaque année, ne peut que se réjouir d'une telle évolution et en particulier celui ou celle qui, jeune professionnel(le), voyait depuis sa récente installation, fleurir la concurrence dans son quartier ou dans la petite ville où il espérait se faire une place.

Le changement ne va néanmoins pas se faire sentir instantanément. Tout au plus, y aura-t-il un ralentissement perceptible de l'augmentation des diplômés.

D'autre part, compte tenu des conditions d'une retraite sur laquelle les plus anciens sont en droit de lorgner, il ne faut pas compter que les "vétérans"quittent le navire sans y être obligés par un âge vraiment trop avancé ou pour des raisons de mauvaise santé imprévisibles. Et je ne mets pas dans la balance la passion d'un métier que beaucoup de ceux là n'ont de toutes façons pas vraiment envie d'interrompre. Alors il faudra aussi de la patience pour voir l'horizon se dégager.

Les écoles sélectionnées répondant donc aux critères exigés par le ministère, sont-elles toutes, sans exception, de "bonnes" écoles ? Ça, c'est une question à laquelle ne répondent pas les agréments mis en place pour cinq ans.

De la même façon, les écoles éliminées au moins pour une année, sont elles toutes de "mauvaises" écoles, les nuances du non-agrément n'y répondent pas d'avantage.

L'intérêt financier des écoles sélectionnées qui devraient, en toute logique, accueillir lors de la prochaine rentrée un nombre important des étudiants appartenant aux établissements rejetés, est évident et il sera intéressant d'apprécier comment cette manne "réglementaire" sera gérée pour les étudiants en transit. Je suppose que les réseaux sociaux, au minimum, en auront des échos et qu'il sera possible d'en tirer des conclusions quant au comportement des heureux élus de l'agrément.

En fonction de la capacité d'accueil des différents établissements agréés, il semble qu'un peu plus de 1300 étudiants pourraient être accueillis.

On ne sait évidemment pas combien de demandes seront faites, pour toutes sortes de raisons, proximité géographique, motivation défaillante; on ne sait pas non plus vers quelles écoles dont les capacités d'accueil sont très inégales ces demandes seront faites mais dont certaines espèrent sans doute voir renflouer un effectif 2014-2015 en sérieux retrait par rapport aux années précédentes.

Autant de questions dont une partie seulement des réponses sera connue après la rentrée 2015. On ne sait pas non plus combien parmi les écoles rejetées seront en mesure de patienter (financièrement) un an avant d'espérer le retour à un agrément si elles le demandent.

Dans un bel élan communautaire, toutes les associations se sont félicitées (elles et la ministre) d'une telle évolution. Mais au delà ce cette circonstance inespérée, peut-on espérer quelque chose qui ressemble à un consensus ou à tout le moins un certain rapprochement des points de vue ? Sûrement pas. Il ne faut pas rêver. Et particulièrement quand on voit que la rivalité s'est reportée au niveau européen depuis que la présidence de la FEO est devenue anglaise. Les anglais sont les anglais mais les gaulois restent désespérément les gaulois.

Alain Andrieux

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Nowar 26/08/2015 10:12

Qu'il est plaisant de te lire, ami!
Ce que tu écris m'interpelle évidemment.Le nombre n'a jamais et ne fera jamais la qualité.
Je voudrais simplement que nous jetions un œil sur l'autre côté de la lorgnette.
Nombre de futurs professionnels sortis et, très probablement, à sortir des établissements d'enseignement de l'ostéopathie ont en perspective 42 voire plus de cotisation pour envisager de percevoir une pension de retraite d'un système faillitaire qui ne pourra certainement pas les faire vivre.
Dores et déjà, et les chiffres livrés par les Associations de Gestion Agrée sont éloquents à ce sujet, le revenu moyen des ostéopathes se retrouve plombé par l'ensemble des débutant qui n'arrivent pas à gagner leur pain au commencement de leur activité. Combien de ceux-ci persévéreront dans le métier, si l'enseignement qu'ils ont reçu n'a pas enraciné dans leur cœur cette passion irraisonnable de l'ostéopathie ainsi que cette foi de charbonnier dans ce rêve quotidien que nous à légué Still?
Quel pourcentage restera-t-il au bout du compte des élèves qui ont investi 5 ans de leur vie et nombre d'euros si l'étincelle qui entretien cette flamme n'y a pas été déposée par la qualité des enseignants qui les ont formés.
Ainsi, et cela est ma pensée, des chiffres qui ont gonflé brutalement comme un soufflé retomberont rapidement après. Que les décrets aient diminué le nombres de places d'accueil d'étudiants est une chose, mais combien deviendront des professionnels et combien des ostéopathes?
Et tant que les anciens , consumés par cette passion déraisonnable, s’obstineront à s’enfiévrer sans laisser la place au marché mais en instillant la contagion de leur passion, alors nous pourrons espérer que l'héritage se perpétuera malgré le marketing.
Ces décrets sont comparable, dans leur effet au rapport Flexner. Contemplons l'histoire et gardons nous d'en reproduire les erreurs.
Nowar

Trickster 26/08/2015 15:03

Hugh ! Que mon frère qui préfère la paix soit remercié pour son chant de danse pour les doigts. Que le vent qui souffle ces derniers jours soit porteur d'inspiration.

Nowar 26/08/2015 14:45

Que cette rentrée t'apporte la sève qui nourrit l'encre de ta plume dans la danse de tes doigts sur ton clavier!
Le monde ostéopathique n'est pas un long fleuve tranquille, et c'est tant mieux pour nous puisque tant que ça frétille, c'est vivant!
Gardons nous de statuer, et de se figer dans une posture que la rigidité transformerait vite en poussière....

Trickster 26/08/2015 10:40

Pas moins plaisant de lire ton commentaire ami Nowar. Je commençais vraiment à me demander si j'allais retrouver le chemin du clavier mais "voilà" (comme disent les intellectuels du foot ball), c'est fait. Je ne suis pas sûr de n'avoir que des choses plaisantes à taper mais on verra bien.
Une chose est certaine cependant, l'envie de mettre la main à "la pâte" est non seulement intacte mais quelque peu impatiente arrivant au bout des vacances. Je souhaite donc à tous les "vieux" une rentrée passionnée, heureuse et contagieuse (parfois ça marche de pair).
AA

Jean-Louis Boutin 25/08/2015 20:27

Merci Alain, c'est mieux ainsi : mes pauvres yeux qui nécessitent déjà des lunettes pour lire de près seront ainsi moins fatigués... - Je mettrai un lien demain sur le site en reprenant "les affaires"

Mais il est évident comme tu le remarques, que cette sélection d'agréments n'a pas forcément permis de sélectionner les "meilleures" écoles - Mais comment faire autrement quand la sélection se fait sur la quantité et non sur la qualité ? La quantité est nécessaire, mais il serait juste également de vérifier maintenant et de mettre en place un système de vérification de la qualité d'enseignement. Dans ce monde ostéopathique où pendant longtemps les "maîtres" se croyaient sortis de la cuisse de Jupiter et savaient tout, même la pédagogie, il est bon de vérifier si la qualité est bien au rendez-vous.

Trickster 25/08/2015 22:28

Mais alors qui va être habilité à juger de la qualité ? Enfin quelles personnes ou quelle instance seront-elles en mesure d'obtenir un consensus de la part des différents responsables, pardon je veux dire actionnaires, de toutes ces entreprises, accrochés à leur cassette. Et au delà il faudrait aussi que la question d'une remise en cause soit "supportable" pour des gens qui ont reçu un agrément et dont un certain nombre sont de droit divin. Et puis quelle est la bonne ostéopathie parmi toutes celles pratiquées...etc C'est quasiment la quadrature du cercle. Et puis c'est trop tôt, laissons faire un peu le temps.

Jean-Louis Boutin 25/08/2015 19:39

J'aime bien ton commentaire Alain, mais pas sa lecture : l'italique en gris-blanc sur fond blanc est pour ainsi dire illisible et le fil du discours devient de plus en plus difficile à suivre tellement il faut d'efforts pour lire
Alors si tu pouvais mettre en plus foncé et supprimer l'italique : en toute logique, les termes en italique servent à une citation pas à une écriture en continu..

Trickster 25/08/2015 20:12

Cher Jean Louis, tes désirs apparaissent comme des ordres et te voilà exaucé. J'ai sans doute un peu perdu la main avec un arrêt prolongé de toute publication. Pourquoi si pâle ? je ne sais pas. Alors c'est devenu gras.
Bien à toi